«Nous perdons la patience mais non la foi et l’espérance»

Irak: Appel des évêques d’Irak aux évêques de France

Lourdes, 5 novembre 2010 (Apic) Cinq évêques d’Irak ont adressé, le 2 novembre, un message aux évêques de France réunis à Lourdes. Il sera lu dans de nombreuses communautés catholiques françaises, le 7 novembre, précise Mgr Bernard Potvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France.

Le 2 novembre, Mgr Athanase Matti Shaba Matoka (archevêque de Babylone des Syriens), Mgr Louis Sako (archevêque chaldéen de Kirkouk), Mgr Emil Nona (archevêque chaldéen de Mossoul), Mgr Basile Georges Casmoussa (archevêque syrien de Mossoul) et Mgr Bashar Warda (archevêque chaldéen d’Erbil) ont adressé un «appel à nos frères de France», à la suite du carnage perpétré en la cathédrale Notre Dame du Perpétuel Secours de Bagdad. «Nous perdons la patience, mais nous ne perdons pas la foi et l’espérance», ont-ils écrit. Ils demandent à leurs frères français leur «prière», leur «soutien fraternel et moral», et leur «compassion face à tout ce qui vient toucher la vie des innocents, chrétiens et musulmans». Ils les remercient de leur amitié qui les encourage à rester sur notre terre, à persévérer et à espérer. «Sans cela nous nous sentons seuls et isolés». Il concluent leur message par ces mots:  » Restez avec nous, restez avec nous jusqu’à ce que soit passé le fléau».

Réponse de soutien et de communion de Mgr Vingt-Trois

L’archevêque de Paris assure ses frères irakiens de la prière des évêques français, qui «confient à Notre-Dame de Lourdes la souffrance des chrétiens d’Irak, les victimes du carnage de la Cathédrale Notre-Dame du perpétuel Secours de Bagdad et leurs familles». Il manifeste, au nom des catholiques de France, soutien et amitié. «Nous n’oublions pas les épreuves que vous endurez et appuyons votre désir légitime de demeurer sur votre terre où les chrétiens sont présents depuis les premiers siècles». Enfin, il porte leur cause devant les instances internationales: «Nous parlons de vous autour de nous et nous insistons pour que les instances internationales prennent la mesure de votre détresse et agissent avec fermeté». Et de conclure: «Nous ne vous oublions pas. Vous êtes dans nos cœurs et dans notre prière». (apic/cef/ggc)

5 novembre 2010 | 17:20
par webmaster@kath.ch
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