La plus grande fête musulmane

Afrique: Des centaines de millions de musulmans célèbrent la «fête du mouton»

Dakar, 17 novembre 2010 (Apic) L’ Aïd-el-Kébir ou «fête du mouton» est célébrée les 16 et 17 novembre 2010 partout en Afrique. Des centaines de millions de musulmans perpétuent ainsi le geste du patriarche Abraham, en procédant à la rituelle immolation d’un animal, un mouton en général.

Selon les autorités saoudiennes, cette année, 2,8 millions de musulmans du monde entier se sont rendus en pèlerinage aux lieux saints de l’Islam. En Afrique aussi, les musulmans ont fêté la «tabaski», appellation africaine de l’ Aïd-el-Kébir ou Aïd-el-Adha. D’un pays à l’autre, la «fête du mouton» est différemment vécue.

Participation des autorités

A Libreville, capitale du Gabon, la presque totalité des musulmans de la ville s’est retrouvée pour la prière à la mosquée Hassan II, la plus grande de la capitale, rapporte l’agence de presse privée online Gabonews. Les fidèles ont ensuite emboîté le pas à l’imam Osséni Ossa, en procédant chacun à l’immolation de l’agneau. Il n’est pas permis de tuer son animal avant l’imam.

Au Togo, le site de la présidence de la République (www.republicoftogo.com) a rapporté que le président Faure Gnassingbé et son premier ministre, Gilbert Houngbo, ont assisté dans la matinée du 16 novembre, à une prière au lycée de Tokoin à Lomé, la capitale. Au Ghana, le président John Evans Atta Mills a participé à la prière, avant le sacrifice du mouton.

Dans d’autres pays, tels qu’en Côte-d’Ivoire, en Guinée-Conakry, au Burkina-Faso, en Mauritanie, en Algérie ou en Gambie, la fête du mouton a été célébrée hier mardi. En revanche, au Sénégal, au Maroc, au Niger et au Cameroun, entre autres, elle le sera le 17 novembre.

Flambée des prix

Selon les médias, les prix des aliments et du bétail ont grimpé, passant dans certains cas, du simple au double, voire au triple. Par exemple, à Libreville, un mouton se négociait entre 120’000, 400’000 et 600’000 francs CFA (300, 1’000 et 1’500 CHF). Pour le quotidien algérien, «La Tribune», cette flambée des prix fait de l’Aïd-el-Kébir, la «fête des commerçants».

Point culminant

La «tabaski» est la plus grande fête musulmane. L’autre fête annuelle est l’Aïd el-fitr, qui clôture le ramadan. La «fête du mouton» ou «fête du sacrifice» a lieu le 10e jour de Zul Hijja (12e mois du calendrier hégirien) et constitue le dernier acte des pèlerins aux lieux saints de l’islam en Arabie. Elle a lieu au lendemain de leur rassemblement sur le mont Arafat, symbolisant pour les musulmans le jour du jugement dernier. Ce rassemblement est le point culminant du Hadj, grand pèlerinage annuel à La Mecque, le cinquième pilier de l’islam après la foi, la prière, le jeûne pendant le mois de ramadan, et la zakatt (l’aumône).

Après l’ascension sur le mont Arafat où le prophète Mahomet a prononcé son dernier sermon il y a 17 siècles, les pèlerins se rassemblement pour lapider des stèles représentants Satan, avant de sacrifier, le lendemain dans la vallée de Mina, leurs moutons en signe de soumission et d’adoration de Dieu. C’est le dernier acte qui met fin au pèlerinage. (apic/ibc/nd)

17 novembre 2010 | 11:34
par webmaster@kath.ch
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