Suisse: Sœurs d’Ingenbohl, la commission d’experts indépendants a commencé ses travaux
Eclaircir au plus vite les reproches de violence visant la congrégation
Brunnen, 16 décembre 2010 (Apic) Depuis qu’elle a pris connaissance des reproches de violences exercées par des religieuses de leur communauté dans différentes institutions éducatives de Suisse, la congrégation des Sœurs d’Ingenbohl en Suisse n’est pas restée inactive. La commission d’experts indépendants, présidée par le juriste Magnus Küng, avocat et notaire à Wettingen, a commencé ses travaux, communique jeudi 16 décembre Sœur Marie-Marthe Schönenberger, supérieure provinciale de l’Institut d’Ingenbohl à Brunnen.
La direction provinciale s’est donné pour tâche d’éclaircir au plus vite les reproches faits et de rechercher un chemin possible en direction d’une réconciliation et d’une réparation. La commission d’experts externe est chargée d’enquêter avec objectivité sur ce qui s’est réellement passé, il y a des années, dans les homes pour enfants et les institutions d’éducation où la congrégation était active.
Les travaux nécessités par cette recherche se sont avérés exigeants et ont pris du temps. La commission d’experts indépendants a commencé officiellement son activité lors de sa séance constitutive, le 15 décembre de cette année. Elle est tenue à faire preuve de neutralité et d’objectivité, et ne va pas prendre le rôle d’avocat, ni en faveur de la communauté ni en faveur d’autres responsables des institutions d’éducation de l’époque.
L’ancien président du Tribunal fédéral Giusep Nay se met à disposition
C’est la raison pour laquelle les représentants des institutions ou des organisations qui ont des relations avec les institutions d’éducation concernées ne siègent pas au sein de la commission. Il en est de même pour ceux qui sont impliqués, les lésés ou les représentants des victimes. La commission d’experts définit elle-même ses procédures et ses travaux devraient durer deux ans.
La commission présidée par Magnus Küng comprend une femme, la psychologue fribourgeoise Beatrix Staub Verhees, ainsi que le juriste Hardy Notter, avocat à St-Gall, le Biennois Anton Strittmatter, spécialiste de pédagogie à l’Association alémanique des enseignants (LCH), et le conseiller en communication Simon Rickenbacher, de Schwyz. L’ancien président du Tribunal fédéral Giusep Nay, de Valbella (Grisons), s’est mis à disposition du groupe de travail en tant que conseiller.
Les reproches de violence ébranlent la congrégation au plus haut point
Les reproches de violence ébranlent la congrégation au plus haut point, affirme Sœur Marie-Marthe Schönenberger, supérieure provinciale. La congrégation a été confrontée dans différents médias «à des reproches parfois très graves à l’égard de membres de la communauté» qu’il s’agit d’éclaircir. La congrégation veut apprendre des erreurs commises afin de ne plus les répéter. Les Sœurs d’Ingenbohl demandent pardon aux victimes pour la souffrance qu’elles ont subie. Elles ont constaté avec douleur que «le comportement de quelques-unes de nos consoeurs était en grave contradiction avec l’idéal de notre ordre, notre modèle de vie et nos lignes directrices». (apic/com/be)




