«La liberté religieuse est la voie privilégiée pour construire la paix»
Rome: Le pape Benoît XVI se rendra à Assise en octobre 2011
Rome, 1er janvier 2011 (Apic) A l’occasion de la 44e Journée mondiale de la paix, le 1er janvier 2011, Benoît XVI a annoncé qu’il se rendrait en octobre à Assise pour le 25e anniversaire du rassemblement interreligieux historique que Jean Paul II avait organisé dans la ville de saint François (v.1181-1226) le 27 octobre 1985.
Lors de la prière de l’angélus, peu après avoir présidé la messe dans la basilique Saint-Pierre à l’occasion de la fête solennelle de «Marie très sainte Mère de Dieu», le pape a aussi rappelé que la liberté religieuse était aujourd’hui un défi «dramatiquement urgent», au lendemain d’un attentat meurtrier contre des chrétiens en Egypte.
25 ans après le rassemblement par le pape polonais des leaders de toutes les religions du monde, Benoît XVI se rendra ainsi en tant que «pèlerin» à Assise, invitant, lui aussi, «les frères chrétiens des différentes confessions, les représentants des traditions religieuses du monde et idéalement tous les hommes de bonne volonté à s’unir à ce chemin», dans le but de se souvenir du geste historique de Jean Paul II.
Le pape a aussi souhaité que l’engagement des croyants de chaque religion à vivre leur propre foi religieuse comme un service pour la cause de la paix soit «solennellement» renouvelé.
La paix ne s’atteint pas avec les armes
Juste avant de réciter la prière de l’angélus, devant des milliers de pèlerins réunis place Saint-Pierre, Benoît XVI a aussi soutenu que l’un des défis «dramatiquement urgent» de notre époque était la liberté religieuse. Ces paroles interviennent alors qu’un attentat à la voiture piégée, qui a frappé dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier l’église copte d’Al- Kidissine à Alexandrie, au nord de l’Egypte, a fait 21 morts et des dizaines de blessés.
«La paix ne s’atteint pas avec les armes, ni avec le pouvoir économique, politique, culturel et médiatique. La paix est œuvre de consciences qui s’ouvrent à la vérité et à l’amour», a ensuite lancé le pape.
Le souverain pontife est également revenu sur 2 tendances opposées qui existent de nos jours: le laïcisme, qui «marginalise la religion pour la confiner dans la sphère privée», et le fondamentalisme qui, «au contraire, voudrait l’imposer à tous avec la force». «Pour cela, a poursuivi le pape, la liberté religieuse est la voie privilégiée pour construire la paix».
Dans son Message pour la Journée mondiale de la paix, publié mi-décembre, le pape avait déjà affirmé que la même détermination avec laquelle étaient condamnées toutes les formes de fanatisme et de fondamentalisme religieux devait animer aussi l’opposition à toutes les formes d’hostilité à l’égard de la religion, «qui limitent le rôle public des croyants dans la vie civile et politique».
S’adressant aux pèlerins de langue française, le souverain pontife a souhaité que la Vierge Marie puisse «aider chaque personne à renouveler son engagement pour construire un monde toujours plus fraternel où tous soient libres de professer leur religion ou leur foi».
Devant les milliers de pèlerins présents place Saint-Pierre, le pape a particulièrement salué les participants à la marche intitulée «Paix sur toutes les terres» et organisée par la communauté de Sant’Egidio en Italie et dans le monde entier. Le pape a ensuite adressé ses vœux en différentes langues aux fidèles qui suivaient le premier angélus de l’année 2011 par la radio et la télévision. (apic/imedia/lb/be)




