L’AED fait le pari de la reconstruction des personnes
Haïti: L’œuvre catholique «Aide à l’Eglise en Détresse» a déjà envoyé 7 millions de dollars
Montréal, 12 janvier 2011 (Apic) La communauté internationale a commémoré mercredi 12 janvier 2011 le tremblement de terre à Haïti au cours duquel la capitale Port-au-Prince et ses environs ont été complètement dévastés. L’œuvre d’entraide catholique internationale «Aide à l’Eglise en Détresse» (AED) – qui entretient des rapports étroits avec la Conférence des évêques catholiques du pays depuis de nombreuses années – a immédiatement apporté son aide.
En un an, plus de sept millions de dollars ont pu être réunis pour soutenir les Haïtiens et la reconstruction de l’Eglise d’Haïti, grâce aux bienfaiteurs et bienfaitrices de l’AED partout dans le monde, affirme l’AED dans un communiqué. Dans le cadre de la reconstruction du pays, l’AED privilégie, en accord avec ses partenaires, les solutions durables. Par exemple, en a été finançant l’installation de panneaux solaires pour la radio catholique «Radio Voix de la Paix», liée à la paroisse Saint-Joseph de Port-de-Paix.
A l’heure actuelle, l’investissement le plus important a été consacré aux 270 séminaristes du Grand séminaire national «Notre Dame d’Haïti» à Port-au-Prince. En effet, le centre de formation avait été complètement détruit et sa reconstruction est considérée par l’AED comme une priorité. L’organisme a d’ailleurs également financé les aménagements, l’achat de nouveaux meubles, ainsi que du matériel scolaire et du matériel de bureau.
Les cours sont encore dispensés sous une toile
Pour le moment, les cours sont encore dispensés sous une toile, mais il est bel et bien prévu qu’un bâtiment qui réponde aux exigences sismiques soit érigé. La zone de construction a déjà été choisie, sur un terrain qui vient tout juste d’être acquis par l’Eglise catholique.
Restaurer les personnes
Depuis quelques mois, des religieuses haïtiennes se sont rendues au Québec afin de suivre des cours donnés par l’Institut de Formation Humaine et Intégrale de Montréal (IFHIM). Cette formation a pour objectif de rendre la personne capable de surmonter un traumatisme. Certaines des religieuses rencontrées par l’AED au début du mois de janvier 2011 sont toujours traumatisées. Le concept de base de cette formation, reconnue mondialement, est qu’une personne qui a vécu une situation traumatisante, peut en ressortir les forces. Ressourcée et renouvelée, la personne pourra devenir une aidante sur le terrain, au lieu de demeurer enfermée dans le traumatisme.
Grâce à ce programme, l’AED fait tout d’abord le pari de la reconstruction des personnes, premières ressources essentielles dans le reconstruction humaine, spirituelle et matérielle de l’Eglise et de la société haïtienne. L’AED y consacre plus de 350’000 dollars. L’œuvre d’entraide catholique a aussi porté son attention sur les plus jeunes, lesquels ont également droit à un soutien scolaire.
Ainsi, le nonce apostolique, Mgr Bernardito Auza, a reçu une aide pour créer des écoles à Port-au-Prince, destinées aux enfants devenus orphelins à la suite du séisme. Des écoles paroissiales vont également être soutenues ailleurs dans le pays. Par exemple, dans le diocèse de Jacmel, un montant a été accordé pour les écoles primaires St-Jean-le-Grand à Orangers, St-Benoît à Bodarie et St-Joseph à Côtes-de-Fer.
La jeunesse haïtienne attend les JMJ 2011
Grâce à l’AED, un groupe de jeunes Haïtiens pourra participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Madrid – Espagne – en août 2011. Il s’agit d’une initiative du Père André Siohan, prêtre de la société de St-Jacques, laquelle n’aurait pu se faire sans soutien. «Mettre les jeunes en projet, c’est leur permettre de se dire que la vie continue», insiste l’AED. Dans le tragique tremblement de terre qui a fait plus de 250’000 morts il y a tout juste un an, et à cause duquel 800’000 personnes sont toujours sans abris, l’Eglise catholique a perdu beaucoup de ses membres, dont l’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot. (apic/aed/be)




