Olten: Felix Gmür sera ordonné évêque de Bâle, le 16 janvier à 15 h, en l’Eglise St-Martin

Une cérémonie selon un rite bien précis

Olten, 16 janvier 2011 (Apic) L’ordination épiscopale du nouvel évêque de Bâle, Mgr Felix Gmür, aura lieu, le 16 janvier à 15 h, en l’Eglise St-Martin d’Olten, devant un parterre de responsables catholiques et d’autres religions, ainsi que de personnalités politiques, dont la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey. La cérémonie, présidée par le cardinal Koch, ancien évêque de Bâle, aura lieu selon un rite bien précis, indique l’évêché dans un communiqué.

Le 8 septembre 2010, le Chapitre cathédral du diocèse de Bâle a élu l’abbé Felix Gmür, prêtre diocésain, au siège épiscopal du diocèse de Bâle. Le 23 novembre 2010, le pape Benoît XVI a confirmé cette élection. La cérémonie débutera ainsi par la lecture de l’acte pontifical par le prévôt de la cathédrale. Il demandera ensuite à Mgr Koch, qui présidera la cérémonie, d’ordonner l’évêque choisi. Par le chant du «Gloria», l’assemblée «remerciera Dieu, qui nous comble de ses dons».

Après la liturgie de la parole aura lieu l’ordination épiscopale proprement dite. Le rite sacramentel de l’ordination épiscopale débute avec «l’invocation de l’Esprit Saint». Puis l’ordinand s’engagera solennellement à s’acquitter des devoirs de la charge épiscopale: l’annonce de l’évangile et la transmission de la foi, la construction et le maintien de l’unité de l’Eglise, le service aux pauvres et aux personnes en détresse, le service du culte et de la prière.

L’assemblée dira ensuite la litanie des saints, temps de prière durant lequel Felix Gmür s’allongera face contre terre en signe d’humilité.

L’anneau, la mitre et la crosse

Dans le nouveau Testament déjà, c’est par l’imposition des mains et la prière que l’on confère une charge. Les évêques présents vont donc, dans le silence, imposer les mains au futur évêque. Puis ils prononceront la grande prière d’ordination. Pour montrer que c’est l’Evangile qui donne son orientation fondamentale au ministère épiscopal, l’évangéliaire sera tenu au-dessus de la tête de l’ordinand durant cette prière.

L’onction du nouvel évêque avec de l’huile est le signe que la force de l’Esprit Saint pénètre le nouvel ordonné de sa grâce, pour rendre son ministère fécond. Le livre des Evangiles est remis au nouvel évêque pour manifester sa fonction prophétique. Pour terminer, le nouvel évêque recevra les signes distinctifs de l’épiscopat: l’anneau, la mitre et la crosse.

L’évêque Felix Gmür, ainsi que le prévoit l’Eglise, prendra ainsi possession du diocèse de Bâle. Il sera conduit par le cardinal Kurt Koch à la cathèdre, le siège de l’évêque, et y prendra place. En signe d’accueil au sein du collège épiscopal, les évêques présents échangeront le baiser de paix avec le nouvel ordonné, concluant ainsi les gestes signifiant l’ordination.

Le cierge diocésain

Le curé de la cathédrale apportera le cierge diocésain. Celui-ci est orné des armoiries des dix cantons constituant le territoire du diocèse de Bâle, des armoiries du diocèse et de celles du nouvel évêque. Des fidèles provenant des dix cantons diocésains, répartis entre les trois régions diocésaines St-Ours, Ste-Vérène et St-Victor, apporteront les statues des trois patrons: saint Ours, saint Victor et sainte Vérène. Mgr Gmür allumera ensuite le cierge diocésain. Le rite de l’ordination sera conclu par la proclamation de la foi.

Pendant la préparation des dons pour la célébration de l’Eucharistie, une quête aura lieu en faveur de l’Hôpital des enfants de Bethléem. L’évêque Felix Gmür et l’archevêque Robert Zollitsch sont en effet protecteurs du Secours aux enfants Bethléem.

Accompagné des célébrants principaux et du prévôt de la cathédrale, Mgr Felix Gmür descendra finalement la nef de la cathédrale, pour la première fois en tant qu’évêque. Il conclura la cérémonie par la bénédiction de l’assemblée des fidèles.

ENCADRE

La devise épiscopale: «Comprenez ce que le Seigneur attend de vous!»

Voici ce qu’écrit Mgr Gmür à propos de sa devise épiscopale: «Cette épigraphe est tirée de la lettre aux Ephésiens (5,17). Paul constate avec lucidité que le monde dans lequel nous vivons n’est pas parfait. Même chez les chrétiens, tout n’est pas conforme au modèle à suivre. Ils ne vivent et n’agissent pas toujours comme l’exigerait chaque époque. Souvent, ils agissent en dépit du bon sens. Que s’agit-il donc de comprendre? Dans le ’Notre Père’, nous prions: ’Que ta volonté soit faite!’

La volonté du Seigneur est déterminante pour notre vie de chrétien. Il nous faut pourtant d’abord la connaître pour pouvoir ensuite y conformer notre vie et nos actes. Voilà pourquoi Paul dit ceci: ’Comprenez ce que le Seigneur attend de vous!’ (’Intelligentes quae sit voluntas Domini’)!

Le fait que Paul parle au pluriel est lourd de sens. Nous ne sommes pas Eglise, chrétien, chrétienne, ni évêque tout seul, mais toujours ensemble.

Cette devise est donc destinée à devenir celle de toute l’Eglise diocésaine. Si nous comprenons ensemble quelle est la volonté du Seigneur, nous pourrons nous y conformer et réussir ainsi à vivre véritablement comme des chrétiennes et des chrétiens dans l’époque qui est la nôtre.» (apic/com/nd)

16 janvier 2011 | 11:42
par webmaster@kath.ch
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