Rome : L’avortement ne doit pas être considéré comme un acte thérapeutique, selon Benoît XVI
Les banques de cordon ombilical, contraires à l’esprit de solidarité caractérisant la médecine
Rome, 27 février 2011 (Apic) Benoît XVI a appelé les médecins à dissuader les femmes de considérer l’avortement comme une solution à leurs difficultés et encore moins comme un acte thérapeutique. Le pape a aussi mis en garde contre la diffusion de banques privées pour la conservation du sang de cordon ombilical, contraire à l’esprit de solidarité qui doit caractériser la médecine, le 26 février 2011, au terme de la 17e assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, consacrée notamment au «traumatisme post-avortement».
Aux yeux de Benoît XVI, les médecins «ne peuvent négliger le grave devoir qu’ils ont de défendre contre l’erreur la conscience de beaucoup de femmes qui croient trouver dans l’avortement la solution à des difficultés familiales, économiques, sociales, ou à des problèmes de santé affectant leur enfant».
«En particulier dans cette dernière situation, a poursuivi le souverain pontife devant quelque 250 participants réunis dans la Salle clémentine, au Vatican, la femme est souvent persuadée, parfois par les médecins eux-mêmes, que l’avortement constitue non seulement un choix licite, mais même un acte thérapeutique juste, permettant d’éviter des souffrances à l’enfant et à sa famille ainsi qu’un poids injuste à la société».
L’avortement détruit la vie de famille
Le pape s’est en alors pris au «contexte culturel caractérisé par l’éclipse du sens de la vie, où s’est beaucoup atténuée la perception commune de la gravité morale de l’avortement et d’autres formes d’attentat contre la vie humaine».
Dans ce contexte, a précisé Benoît XVI, «il faut aux médecins une force morale hors du commun pour continuer à affirmer que l’avortement ne résout rien, mais qu’il tue l’enfant, détruit la femme et rend aveugle la conscience du père de l’enfant, détruisant, bien souvent, la vie de famille».
En outre, dans son discours, le pape a jugé «utile de prendre aussi en considération la conscience, parfois troublée, des pères des enfants, qui abandonnent fréquemment les femmes enceintes».
Les banques de cordon ombilical
Le pape, enfin, a procédé à une mise en garde contre une dérive concernant le deuxième thème de cette assemblée générale : les banques de cordon ombilical. «De nombreux chercheurs en médecine, a affirmé Benoît XVI, constatent à juste titre avec perplexité l’émergence croissante de banques privées pour la conservation du sang de cordon ombilical pour un usage exclusivement autologue (*)».
«Cette option, a alors regretté le souverain pontife, affaiblit l’esprit de solidarité authentique qui doit constamment animer la recherche de ce bien commun vers lequel tendent la science et la recherche médicales».
(*) Se dit d’un transfert d’un transplant prélevé chez le receveur lui-même vers une autre région de son corps. (apic/imedia/cp/amc)




