«Nous ne sommes pas en mesure d’assurer la prochaine rentrée»
France: Rentrée 2012 difficile pour l’enseignement catholique
Paris, 19 avril 2011 (Apic) L’enseignement catholique devrait perdre 1’533 postes en septembre, annonce son secrétaire général, dans une interview donnée le 19 avril 2011 au quotidien français «La Croix». «Dans un certain nombre d’académies, nous ne sommes pas en mesure d’assurer la prochaine rentrée. Il nous manque une centaine d’emplois», s’inquiète Eric de Labarre.
«Entre 2008 et 2010, nous avons rendu 4’600 emplois. En 2012, nous en perdrons encore 1’533. La politique de l’emploi enseignant, telle qu’elle est mise en oeuvre aujourd’hui, conduit le privé comme le public à une impasse dès 2011 et à une situation catastrophique en 2012», déclare Eric de Labarre.
Les mouvements de protestations se multiplient contre la suppression de 16’000 postes d’enseignants, annoncés par l’Education nationale. «On ne pourra pas indéfiniment supprimer des postes d’enseignants, alors que l’évolution démographique entraîne une hausse des effectifs des élèves et que nous sommes, dans l’enseignement catholique, contraints de refuser chaque année de 30’000 à 40’000 inscriptions», tance le secrétaire général.
Vers quelle solution
Pour assainir les finances publiques, Eric de Labarre propose de «développer des formations à distance dans certaines matières, en mettant en commun les besoins de plusieurs établissements». Ou encore, «d’assouplir le système de dotation horaire globale et de permettre aux établissements de disposer vraiment librement de leurs moyens». Mais pour aborder sereinement 2012, le secrétaire général invite à «retirer une heure d’enseignement à tous les collégiens et lycéens». Cette mesure permettrait «d’économiser de 13’000 à 14’000 postes». A ses yeux, les performances ne seraient en rien modifiées. (apic/la croix/dp/ggc)




