Croatie: Pour Benoît XVI, l’entrée de la Croatie dans l’Union européenne est logique

Le pape impressionné par la piété du pays

Antoine Marie Izoard, agence I. MEDIA
Zagreb, 4 juin 2011 (Apic) 4 juin 2011 Benoît XVI, rencontrant les journalistes à bord de l’avion qui le menait en Croatie, le 4 juin 2011, a jugé qu’il était «logique, juste et nécessaire» que la Croatie fasse partie de l’Union européenne. Alors que ce pays des Balkans pourrait bientôt voir se réaliser son souhait d’entrer dans l’UE, le pape a néanmoins relevé aussi qu’il comprenait la «peur» de certains Croates face à la bureaucratie centraliste trop forte de l’UE.

Le pape s’est exprimé un peu moins de 10 minutes devant la «communauté volante des journalistes», selon les propos du directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi. A propos de l’Union européenne, Benoît XVI a déclaré pouvoir «comprendre un certain scepticisme, lorsqu’un peuple numériquement peu élevé entre dans cette Europe déjà faite, déjà construite».

Benoît XVI a ensuite évoqué la mission de la Croatie de renouveler l’identité européenne dans l’unité et la diversité, une identité dans la diversité des différentes cultures qui convergent dans la foi chrétienne. La mission des Croates qui entrent en Europe sera de «renforcer l’historicité de nos cultures face à un certain rationalisme abstrait», a encore indiqué le pape aux 45 journalistes qui l›accompagnaient.

La figure du bienheureux Alojzije Stepinac

Dans l’avion qui le conduisait à Zagreb, le pape a aussi évoqué la figure du bienheureux cardinal Alojzije Stepinac (1898-1960), archevêque de cette ville de 1937 à 1960, voyant en lui «un grand pasteur et un grand chrétien, à l’humanisme exemplaire», qui avait défendu Serbes, juifs et tziganes et lutté contre l›esprit de son époque. Benoît XVI a affirmé que le cardinal Stepinac avait lutté pour la foi, pour la présence de Dieu dans le monde face à deux dictatures, le régime oustachi et le régime communiste.

Benoît XVI, enfin, a mentionné les deux voyages qu’il avait effectués en Croatie alors qu’il était encore cardinal, évoquant la foi du peuple croate, «la piété populaire très proche de celle de ses terres», une foi «vécue avec le cœur». (apic/ami/cp/mp)

4 juin 2011 | 13:42
par webmaster@kath.ch
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