Australie: Toutes les personnes doivent être identifiables

Le voile intégral se dévoile

Sydney, 5 juillet 2011 (Apic) La police de l’Etat de Nouvelle-Galles-du-Sud en Australie a désormais le pouvoir d’exiger le retrait du niqab, de la burqa ou de tout objet masquant le visage. Cela, afin d’en faciliter l’identification de suspects, a rapporté l’AFP le 5 juillet 2011.

Le gouvernement de l’Etat a approuvé le texte le 4 juillet, après l’acquittement récent de Carnita Matthews, une femme musulmane dont l’identité a été jugée incertaine parce qu’elle portait une burqa.

En novembre 2010, elle avait été condamnée à six mois de prison pour avoir accusé à tort la police d’avoir tenté d’ôter sa burqa par la force. Le verdict a été invalidé le mois dernier.

A la suite de cette affaire, le directeur de la sécurité publique de Nouvelle-Galles-du-Sud, Andrew Scipione, a sollicité une clarification de la loi.

L’identification en cause

«Je me moque qu’une personne ait sur la tête un casque de moto, une burqa, un niqab, un voile ou n’importe quoi d’autre, ce qu’il faut c’est que la police puisse identifier les gens», a déclaré le chef du gouvernement de l’Etat Barry O’Farrell.

Désormais, toute personne qui refuserait de montrer son visage encourt une peine allant jusqu’à un an de prison ou une amende de 5’500 AUD (4’982 francs).

Jusqu’à présent, la police pouvait demander à une femme d’ôter son voile dans le cadre d’enquêtes sur des faits sérieux, mais pas lors de banales interpellations, a précisé AFP. (apic/afp/ggc)

5 juillet 2011 | 17:21
par webmaster@kath.ch
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