Afrique du Sud: Près de 70’000 travailleurs en grève
Le pays risque la paralysie économique
Le Cap, 13 juillet 2011 (Apic) L’Afrique du Sud est au bord de la paralysie économique. Les contestations salariales en cours depuis 7 jours s’amplifient, avec près 70’000 travailleurs en grève dans la plupart des villes d’Afrique du Sud, de Johannesburg à Durban.
Le mouvement de contestation touche les ouvriers des raffineries de pétrole, des industries du papier, chimiques et pharmaceutiques, rapporte l’agence catholique Misna. Ils ont rejoint le mouvement à l’initiative des ouvriers de l’industrie métallurgique qui ne travaillent plus depuis une semaine et dont les protestations ont déjà fait une victime et six blessés.
«C’est le meilleur moment pour faire entendre la voix des travailleurs et leurs revendications salariales vu qu’en cette période de l’année le gouvernement et les principaux syndicats sont engagés dans les renégociations des contrats de catégorie» a déclaré à la Misna Fidel Mlombo, membre de Cosatu, la plus importante confédération syndicale de l’Afrique du Sud. Il annonce également «un mouvement de solidarité de la part de deux millions d’affiliés au Cosatu», si la grève du secteur industriel devait continuer encore quelques jours.
Parmi les revendications du syndicat Ceppwawau (chimie, énergie, papier, bois et typographie), qui est engagé dans de sérieuses négociations avec le gouvernement, il y a celle du salaire minimum mensuel à 7’000 rand, soit environ 725 euros, la semaine de 40 heures, cinq jours de congé pour raisons familiales et six mois de congé maternité payé.
«Il est encore tôt pour le dire mais à ce rythme, dans quelques jours les fournisseurs de carburant seront en pénurie et sans essence, le secteur des transports sera paralysé, ce qui aura des répercussions directes sur chaque secteur économique mais aussi social. Certains craignent également une pénurie de médicaments et la hausse du prix des produits alimentaires», soutient Mlombo. (apic/misna/bb)




