Mozambique: Le chef de l’opposition éconduit une délégation de chrétiens et musulmans

Un message de paix qui n’a pas été reçu

Maputo, 19 septembre 2011 (Apic) Afonso Dhlakama, chef du principal parti d’opposition du Mozambique, la RENAMO (Résistance nationale du Mozambique, ancien mouvement rebelle), a éconduit samedi 17 septembre, une délégation de religieux chrétiens et musulmans qui souhaitaient lui remettre un message de paix, à son domicile à Nampula, au nord du pays.

Une délégation des Conseils chrétien et islamique du Mozambique avait voulu remettre au chef du principal parti d’opposition du Mozambique un message de paix. Elle appelait le chef de la RENAMO à abandonner son discours «belliqueux».

Par une série de propos menaçants, Alfonso Dhlakama s’en est pris à plusieurs reprises à la sécurité de l’Etat. Il voulait ainsi créer des casernes sur l’ensemble du territoire national pour y rappeler les combattants démobilisés en 1994. Son mouvement avait déposé les armes en 1994, grâce à la médiation de la communauté San Egio. Cela avait mis un terme à plus de trente ans de guerre civile. Le leader a aussi déclaré qu’il pouvait renverser le parti au pouvoir en 24 heures seulement. Il a encore menacé d’organiser une «révolution du peuple», en vue de «balayer le «Front de libération du Mozambique» (FRELIMO) du pouvoir avant Noël. Il a enfin déclaré qu’il boycotterait les élections municipales partielles, prévues le 7 décembre prochain.

Une délégation éconduite

Ces déclarations inquiètent les religieux, même si elles n’auront pas l’effet escompté. Les anciens rebelles sont en effet maintenant trop âgés pour vouloir reprendre les armes. Il n’est pas certain qu’ils veuillent quitter leur foyer pour s’engager dans une nouvelle guerre.

Lorsqu’elle a voulu remettre son message de paix au chef de l’opposition, la délégation des religieux s’est heurtée à la sécurité de «la garde présidentielle».

Les membres de la délégation n’ont pas insisté. «Nous avons tourné en rond, car nous ne voulons pas la violence», a déclaré à la presse, Abubakar Artur, représentant du Conseil islamique. «La paix, a-t-il ajouté, est importante, non seulement pour les populations, mais pour tous les êtres vivants, et nous devons la préserver à tout moment» (apic/ibc/js)

19 septembre 2011 | 17:48
par webmaster@kath.ch
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