Joyeux Noël! Dieu se fait homme!


C’est Noël! il est né le divin enfant! quelle JOIE! L’attente est terminée. Nous voici autour de la crèche, comme les bergers et les anges. Nous contemplons avec eux le bébé de la crèche. L’enfant de la promesse. Dieu qui vient se faire tout proche. Oui, en cette nuit merveilleuse, le Ciel vient là sur la Terre. Dieu se fait homme en Jésus-Christ. Et pour ne pas nous effrayer, il prend la forme d’un tout petit bébé. Un bébé couché dans une mangeoire. Quand on y pense, c’est assez extraordinaire: ce soir, pour contempler le mystère de Dieu, il nous est proposé de regarder un enfant. Un tout petit bébé sur la paille, couché dans une mangeoire…. Pour nous faire voir Dieu !!!

Il est dans une grotte, parce qu’il n’y avait plus de place pour eux dans le village. Tout était complet. Et s’accomplissent les Paroles: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas accueilli». Et dans cette grotte, il y a Marie et Joseph.
Marie, la femme la plus belle, la plus humble et la plus sainte. L’Immaculée mère de Dieu. Et Joseph. Un homme juste. Profondément juste. Et un homme bon. Un bon père de famille. Aimant. Travailleur. Avec ses mains. Pour nourrir sa famille. Et qu’ils ne manquent de rien.

Et il y aussi de la fumée qui sort des narines du bœuf et de l’âne. Ces deux animaux sympathiques représentent symboliquement les hommes sans intelligence qui regardent sans comprendre. Toujours symboliquement: Le bœuf c’est Israël… et l’âne, c’est les peuples païens. Oui, ils sont tous là autour de la crèche, à regarder, sans comprendre. Et il y a encore les bergers, des hommes tout simples, assez grossiers à l’époque. Ces hommes voient le signe donné par les anges, l’enfant couché dans la mangeoire. Alors ils sont contents, les bergers. Parce que les anges ont dit vrai. L’enfant est pour de vrai couché et emmailloté dans une mangeoire.

Assurément, cet enfant n’est pas ordinaire. Alors voilà que l’on peut s’interroger: Qui est cet enfant? Ce tout petit être si fragile? Cet enfant, c’est d’abord comme tous les enfants un enfant porteur d’espoir. Comme chaque enfant il porte en lui une promesse qui invite à l’espérance. La promesse d’un bien possible dans un avenir qui nous dépasse. Vous savez les enfants vous êtes vous aussi signes d’espérance pour vos parents! Mais cela est vrai d’une manière toute particulière pour l’enfant de la crèche. Car cet enfant est un petit tout particulier, c’est le Messie tant attendu. Depuis des siècles, on attendait son avènement. Et maintenant, le voici!

C’est celui dont on attendait qu’il vienne pour délivrer son peuple. Aujourd’hui, en regardant ce petit enfant nous pouvons nous réjouir, Dieu est fidèle à sa Parole. Il avait promi de nous donner un sauveur, pour nous libérer du péché et de la mort. Et aujourd’hui, Dieu est fidèle à sa Parole: un enfant nous est donné, un sauveur nous est né! Oui, cet enfant, c’est bien le Messie de la Promesse. Il est la preuve que Dieu est fidèle à sa Parole.

Dans le fond, quelle est la bonne nouvelle de cette nuit de Noël? Quel est le fil rouge de l’histoire? Eh bien certainement d’abord… la fidélité de Dieu! Quand Dieu nous dit je t’aime, cela est vrai pour toujours! L’enfant de la crèche prouve l’amour de Dieu… et sa fidélité. Aujourd’hui notre monde est en panne de fidelité. Puisse l’enfant de la crèche affermir en chacun de nous la grâce de la persévérance dans nos engagements.

Dieu est en contraste avec les hommes. L’homme le plus puissant du monde, à l’époque de Jésus, c’est l’empereur à Rome. Il a les plus grandes armées, les places les plus fortifiées, les plus beaux palais. Il est tellement riche et puissant qu’il se fait donner le nom d’Auguste, ce qui veut dire  «digne d’adoration», normalement réservée à Dieu seul. Seul Dieu est digne d’adoration. Mais rien n’est assez grand pour l’empreur! Il veut toujours plus. Il est tellement riche qu’il en devient avare. Il veut compter. Compter ses pièces d’or, comme après lui oncle Picsou, il veut compter ses richesses, il veut compter combien de personnes vivent et travaillent pour lui. Alors il ordonne un recensement.

Entendez bien maintenant le contraste qu’il y a entre Rome et Bethleem! Alors qu’à Rome un homme se fait Dieu, à Bethlehem, Dieu se fait homme! Alors qu’à Rome l’empereur veut compter son empire et ordonne un recensement, alors que l’empereur dit: comptez les tous, en cette nuit de Noël, Dieu nous rappelle en Jésus-Christ que chaque homme compte. Chaque homme a du prix aux yeux de Dieu. Nous avons tous de la valeur pour Dieu.

Merci Seigneur pour la lumière de Noël!
Ce Ciel et cette Terre qui se touchent pour la première fois.

Merci pour nos familles rassemblées. Pour les enfants porteurs d’espérance.
Merci pour la joie des bons repas et des cadeaux.

Merci parce que tu es fidèle à ta Parole. Ta fidélité est le fil rouge de l’histoire.

Merci Seigneur, parce que tu es le prince de la Paix.
Tu viens nous donner le pardon sans lequel aucune paix n’est possible.

Merci Seigneur pour le visage de Jésus, c’est le visage de l’amour, la révélation de ton amour.

Merci Seigneur de ne pas être comme les puissants de ce monde.
Ta puissance tu la déploies dans la faiblesse.

Aujourd’hui tu nous rappelles que nous comptons tous à tes yeux.
Tu aimes chacun, d’un amour unique, personnel et infini.

Seigneur, tu viens naître à Bethleem dans une étable.
Mais tu veux surtout naître dans chacun de nos cœurs.

Viens grandir en nous.
Que ton alliance d’amour nous élève à ton image et à ta ressemblance.

Alors nous serons pour le monde, témoin de ton amour et ouvrier de ta paix.

Amen.

 

Père Jérôme Jean

Jérôme Hauswirth

Le père Jérôme Jean (c’est son vrai prénom) habite en Valais, dans la commune de Collombey-Muraz. Il est curé «in solidum» des paroisses de Choëx-Monthey-Collombey et Muraz. Il est un partisan engagé d’une messe dominicale cordiale (apéro systématique au sortir de la messe), familiale (catéchèse par degrés d’âge lors de toutes les messes) et belle (apport instrumental, liturgie classique et soignée). Ignatien quant à sa direction spirituelle, thomasien quant à sa formation intellectuelle, de spiritualité du Carmel quant à son âme, le Père Jérôme essaye de tirer le meilleur de ce qu’il trouve de bon.

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