Le cardinal Pietro Parolin est le chef se la  diplomatie du Saint-Siège, ici lors du Forum économique mondial, à Davos. (Photo: Flickr/WEF-Ciaran McCrickard/CC BY-NC-SA 2.0)
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Le cardinal Pietro Parolin est le chef se la diplomatie du Saint-Siège, ici lors du Forum économique mondial, à Davos. (Photo: Flickr/WEF-Ciaran McCrickard/CC BY-NC-SA 2.0)

WEF versus Trump


Le WEF vient de se terminer. Pendant des années, il a milité pour une économie mondiale globalisée, pour un équilibre économique de qualité.

En marge, il y a toujours eu ces altermondialistes, une sorte de WEF à part, qui manifestaient leur opposition à la globalisation, condamnaient une économie mondiale débridée.

Le monde actuel vit autre chose désormais: un protectionnisme qui se traduit de diverses manières: surenchère du “made in”, renforcement de la fiscalisation ou de l’imposition des produits venus de l’étranger, repli identitaire, voire communautariste, etc.

Et le WEF tente de rappeler le danger et les risques liés au protectionnisme économique, sans grand succès… Le Brexit est confirmé, le président Trump rappelle les industries et multinationales à l’ordre: le “made in USA” devient la règle et s’érige en exemple pour d’autres pays.

“Et si le WEF enrichissait désormais son ordre du jour en l’ouvrant à davantage de doctrine sociale?”

Le WEF apparaît désormais presque comme un forum altermondialiste. On l’écoute moins.

Le Cardinal Parolin, Secrétaire d’Etat, représentant le Pape François à Davos, souligne l’importance d’un échange intelligent entre pays, entre continents. Un échange à tous les niveaux: économique, culturel, spirituel.

Et si le WEF enrichissait désormais son ordre du jour en l’ouvrant à davantage de doctrine sociale? Celle de l’Eglise catholique, par exemple. Placer l’homme au centre, ses droits fondamentaux, ceux des peuples, dans une diversité qui sait allier les forces et les chances de chacune et chacun afin d’en dégager une vraie richesse intelligente apte à faire croître le monde: un réel défi!

L’humanité en tirerait profit, notamment celui de la globalisation d’une solidarité entre peuples, entre Etats, entre civilisations et cultures.

La doctrine sociale de l’Eglise catholique offre tous les ingrédients d’une “globalisation réussie”. A nous tous d’oser le risque de la faire connaître encore davantage!

Abbé Nicolas Betticher | 22.01.2016

Nicolas Betticher

Prêtre en paroisse, Nicolas Betticher est aussi vicaire judiciaire à l'Officialité interdiocésaine suisse. Docteur en théologie et en Droit canonique, il a été vicaire général du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

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