Homélie du 25 mars 2018 (Marc 14, 1 – 5, 47)
Abbé Christophe Godel – Basilique Notre-Dame, Lausanne
C’est étonnant comment on peut passer d’une extrême à l’autre.
Au début de la messe, à l’extérieur, nous nous rappelions
de la foule qui acclamait Jésus comme son Roi,
comme celui « qui vient au nom du Seigneur ».
(C’est d’ailleurs cette acclamation qui est reprise
à chaque messe dans la chant du ›Sanctus’)
Et puis, peu de temps après, la même foule va crier,
excitée par quelques adversaires de Jésus :
« Crucifie-le ! Crucifie-le !` »
Ils ne savent pas ce qu’ils font
Est-ce de l’hypocrisie ? Est-ce de l’inconscience ?
Jésus dira, une fois crucifié,
assumant ainsi les conséquences du hurlement de la foule :
« Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Il l’a peut-être dit aussi pour nous.
Ne nous arrive-t-il pas parfois, après avoir participé à la messe
ou après avoir pris un petit temps de prière,
d’oublier complètement cette présence de Dieu,
de vivre pratiquement comme s’il n’existait pas,
et même, quelques fois, d’avoir des gestes et des paroles
en grande contradiction avec ce message
que nous avions aimé entendre ?
Des signes pour nous souvenir
Soyons attentifs ! Ne redonnons pas à Jésus la même souffrance
de se voir abandonné par ceux qui se disaient ses amis.
Utilisons les signes de sa présence, dans nos maisons,
comme ce rameau, comme une croix, une image,
pour nous souvenir de lui.
Inventons une petite prière que nous redirons
à chaque fois que nos yeux se poseront sur ce signe.
« Mon Dieu, tu es avec moi, et je t’aime »
« Jésus, je crois en toi ; j’espère en toi ; je t’aime »
« Notre Père, qui est aux Cieux, je suis ton enfant ».
« Seigneur, veille sur moi et sur ma famille ».
« Mon Dieu, merci pour cette journée que tu me donnes ».
« Jésus, apprends-moi à être attentifs à ceux que je rencontrerai aujourd’hui. »
« Mon Père, fais de moi un saint, comme tu es saint ».
« Seigneur, aide-moi à ne jamais t’oublier ».
C’est facile de trouver quelques mots
qui seront répétés régulièrement,
pour se souvenir, pour ne pas oublier
qu’il y a, tout près de nous, à notre porte,
celui qui est venu sauver le monde et ma propre vie.
Jésus, sur la Croix, a poussé un cri : il s’est senti abandonné.
Que nous puissions, en demeurant fidèle à ses côtés,
empêcher que ce sentiment d’abandon
se prolonge dans le temps,
mais qu’au contraire, il puisse se réjouir en nous voyant
prendre au sérieux ce qu’il est et ce qu’il a fait pour nous,
et certainement,
il nous partagera sa joie au plus profond de notre cœur.
Dimanche des Rameaux et de la Passion – Année B
Lectures bibliques : Isaïe 50, 4-7; Psaume 21; Philippiens 2, 6-11; Marc 14, 1 – 5, 47
Liturgie des rameaux :Marc 11, 1-10 ou Jean 12, 12-16
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