1.1.1.1.1.1 Paris: Même si Halloween ne fait plus autant recette, l’Eglise contre-attaque

2e édition de «Holy wins» ou comment «la sainteté l’emporte»

1.1.1.1.1.2 Paris, 26 octobre 2003 (Apic) Même si la fête d’Halloween – importée des Etats-Unis par les marchands – ne fait plus autant recette, l’Eglise de Paris contre-attaque avec l’initiative «Holy wins» (le saint gagne). Pour la deuxième année consécutive, il s’agit pour le diocèse de Paris, en ces temps de citrouilles, de déguisements de sorcières et de squelettes omniprésents dans les vitrines, de proposer une importante campagne d’évangélisation à l’occasion de la Toussaint.

Le 31 octobre, à la veille de la fête de la Toussaint, des jeunes vont distribuer dans tout Paris 200’000 exemplaires d’un journal – un hors série de la revue diocésaine Paris Notre-Dame – portant un regard d’espérance chrétienne sur la mort. Pour eux, «Holy wins», cela sonne certainement comme «halloween», mais le message est tout autre: «Holy wins» ou comment «la sainteté l’emporte».

Dans le même style que l’année dernière, le journal «Holy wins 2003» associera réflexions et témoignages de diverses personnalités (notamment le présentateur vedette de TF1 Patrick Poivre d’Arvor, le Père jésuite Pierre Ceyrac, missionnaire en Inde, ou le cardinal Lustiger, archevêque de Paris) sur la mort et la souffrance. Une distribution de ce hors-série est aussi prévue à l’entrée des cimetières parisiens du Père Lachaise, Montparnasse et Batignolles

1.1.1.1.1.3

1.1.1.1.1.4 Le diocèse de Paris entend redonner du sens à cette période de l’année propice à la réflexion sur la mort et la résurrection. Plusieurs centaines de jeunes iront témoigner de leur espérance sur le parvis de l’église Saint-Sulpice où des groupes annonceront le Christ sur des rythmes de rock chrétien et de reggae (Spear Hit, Paddy Kelly et Steven Gunnell). Ce dernier eut son heure de gloire quand il faisait partie d’un boy’s band, avant d’effectuer sa traversée du désert et de renaître dans sa conversion au Christ. A l’occasion, l’église restera ouverte toute la soirée pour une grande veillée de prière. Des échanges et le sacrement de réconciliation seront proposés à l’intérieur de l’église.

D’autres diocèses s’associer désormais à cette initiative

Quatre diocèses ont fait savoir qu’ils s’associaient à cette initiative : à Hyères avec une messe artistique sur le parvis de l’église Saint-Louis; à Lille, avec un concert Gospel, Folk et World music sur le marché; à Reims avec une messe à l’église Saint-André suivie de la distribution du journal «Holy wins» pour lancer «Novembre = mois de la vie». Le diocèse de Versailles distribuera un journal et les jeunes sont invités à participer à la soirée à Paris. L’année dernière 8 à 10’000 personnes étaient venues assister aux activités offertes par les organisateurs d’»Holy wins». (Pour en savoir plus: http://www.holywins.org) (série/jcn/be)

Italie: Un tribunal fait enlever les crucifix des classes, la Conférence épiscopale proteste

Porte ouverte aux «fondamentalismes religieux les plus extrêmes»

Rome, 26 octobre 2003 (Apic) Après la sentence d’un tribunal de l’Aquila, dans les Abruzzes, ordonnant d’enlever les crucifix dans une école maternelle, la Conférence épiscopale italienne a vivement protesté dimanche, à l’instar de la classe politique italienne.

La plainte avait été adressée à la justice italienne par Adel Smith, un dirigeant controversé de «l’Union des Musulmans d’Italie» âgé de 43 ans. Il ne supportait pas la vue du crucifix dans l’école où sont scolarisés ses deux jeunes fils.

Le ministre de la «Lega Nord» Roberto Maroni a tout de suite qualifié cette décision de justice de «sentence aberrante» qui doit être abolie le plus vite possible. Pour le ministre italien du Travail et des Politiques Sociales, une telle prise de position est tout à fait inacceptable parce qu’un juge «ne peut pas ainsi effacer deux mille ans d’histoire».

De son côté, la ministre de l’éducation nationale Letizia Moratti a précisé qu’elle continuera à appliquer les dispositions de la loi de 1923, qui n’a jamais été abolie, obligeant de placer un crucifix dans toutes les écoles, ainsi que dans toutes les salles de tribunaux. Une telle sentence porte les ferments de divisions entre catholiques et athées et entre chrétiens et musulmans, estimait dimanche le quotidien italien «La Repubblica».

La décision du tribunal, a déclaré dimanche 26 octobre le secrétaire de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Giuseppe Betori, est «illégale» et en contradiction avec une loi de l’Etat en vigueur depuis 1923 et qu’aucun Parlement n’a jamais changée ni même la Cour constitutionnelle. Cette décision risque, a-t-il ajouté, d’ouvrir la voie aux «fondamentalismes religieux les plus extrêmes», rapporte l’agence de presse italienne ANSA.

Les responsables de la communauté catholique se sont dits «consternés» par la décision prise à l’encontre de l’école maternelle et élémentaire publique «Antonio Silveri» d’Ofena, dans la province de l’Aquila, à une centaine de kilomètres de Rome. Rédigée par le juge Mario Montanaro, la sentence est exécutoire immédiatement.

Dans ses considérants d’une trentaine de pages, le magistrat italien défend «l’impartialité de l’instruction scolaire publique face au phénomène religieux».

Le militant islamiste jubile: défaite historique de l’»arrogance» du racisme religieux

Le juge Mario Montanaro a estimé que la présence du crucifix dans une salle de classe manifeste la volonté sans équivoque de l’Etat, en matière d’école publique, «de mettre le culte catholique au centre de l’univers, comme une vérité absolue, sans le minimum de respect pour le rôle joué par d’autres expériences religieuses et sociales dans le processus historique du développement humain». Le magistrat a estimé que l’enlèvement du crucifix était la seule mesure possible pour faire cesser l’atteinte au droit à la liberté des fils mineurs du plaignant.

Le militant islamique Adel Smith, tout à la joie de sa victoire judiciaire, a déclaré que l’on se trouvait face à «une défaite claire et historique de l’arrogance des partisans d’un racisme religieux institutionnel criant». Le président de l’Union des Musulmans d’Italie est actuellement sous enquête judiciaire de la procurature de Vérone pour injures envers le cardinal Giacomo Biffi, archevêque de Bologne. (apic/rep/ansa/be)

26 octobre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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