2 Pour une politique plus généreuse envers les pays du Sud

1.1.1.2 Canada: Les évêques invitent les Canadiens à faire pression sur leurs dirigeants politiques

3 Ottawa, 6 novembre 2002 (APIC) Les évêques canadiens invitent leurs compatriotes à faire pression sur les responsables gouvernementaux pour qu’ils mènent une politique plus généreuse envers les pays du Sud. Face aux risques d’une «mondialisation néolibérale triomphante», les évêques canadiens lancent un appel à la solidarité internationale pour contrer des problèmes créés en grande partie par les «structures de péché».

4 Dans une lettre pastorale, les évêques invitent leur oeuvre d’entraide «Développement et Paix» à faire pression sur les dirigeants canadiens pour qu’ils mettent en oeuvre des politiques plus généreuses à l’égard des pays en développement. Intervenant à l’occasion du 35e anniversaire de l’Organisation catholique canadienne «Développement et Paix» (OCCDP), le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) souhaite qu’elle poursuive son appui aux groupes locaux du Sud luttant pour un monde plus équitable et plus respectueux des droits de la personne. Il salue la visée de «Développement et Paix» d’introduire dans l’Eglise une pratique «prophétique et même provocante» en faveur des pauvres.

5 Pour une pratique «prophétique et même provocante» en faveur des pauvres

6 «Développement et Paix» est un organisme de l’épiscopat canadien qui a pour but de venir en aide aux peuples opprimés et pauvres de l’univers, les soutenir dans leur lutte pour la justice et de concourir à l’éducation de notre population face aux problèmes de sous-développement et aux obstacles à la paix dans le monde.

Mgr Jacques Berthelet, évêque de Saint-Jean-Longueuil et président de la CECC, écrit que l’action de l’OCCDP prend un singulier relief dans le contexte de la mondialisation marquant notre époque: «Si l’on n’y prend garde et si des correctifs ne sont pas apportés par les pouvoirs publics, si l’aide des pays plus puissants et mieux organisés n’est pas mobilisée, les retombées du système économique actuel ne peuvent qu’être au détriment des pays pauvres.»

Dressant le bilan des changements du monde au cours des 35 dernières années, le président de la Conférence épiscopale canadienne relève que la multitude des pauvres dans le monde interpelle toujours de façon dramatique le groupe des mieux nantis «dont trop souvent le développement s’alimente au sous-développement des autres.»

La tentation de la violence

Mgr Berthelet dit comprendre que des peuples affamés et opprimés aient pas la tentation de prendre les armes pour se libérer ou pour arracher par la violence ce qu’on refuse de leur donner par des voies pacifiques. «La misère et l’impuissance sont génératrices des pires maux et elles poussent facilement à des gestes désespérés. On voit que lorsqu’on aide des gens à prendre en mains leur propre destin et à exploiter leurs propres ressources, l’espoir renaît et la dignité humaine reprend ses droits.»

L’évêque Saint-Jean-Longueuil se réjouit encore du fait que «Développement et Paix» puisse aussi partager sa vision et ses projets avec des partenaires au Canada ou à l’étranger qui confessent d’autres credo religieux ou n’ont pas nécessairement de lien avec l’Eglise. (apic/cecc/be)

6 novembre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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