(1) Article original : Emmanuel LEVINAS, «Judaïsme et christianisme «, in Zeitgewinn, Joseph Knecht Verlag, 1987. Repris dans E. LEVINAS, A l’Heure des Nations, Paris, Ed. de Minuit, 1988.
Allemagne: Le philosophe munichois des religions Eugen Biser publie un nouveau livre
Les grandes religions devraient s’unir contre l’athéisme
Fribourg-en-Brisgau, 13 septembre 2000 (APIC) «L’océan d’athéisme qui est apparu à la suite de la chute du mur de Berlin constitue le premier défi que les grandes religions ont à relever, estime le philosophe des religions munichois, Eugen Biser.
Aucune religion ni confession ne peut seule venir à bout de cette mission «gigantesque», écrit le philosophe dans son dernier ouvrage publié à Fribourg-en-Brisgau et intitulé «La découverte du christianisme. Foi ancienne et nouveau millénaire». Il est urgent de rassembler les énergies de tous ceux qui «croient encore en Dieu», selon l’ancien professeur de l’université de Munich.
Union des religions contre l’athéisme
Pour le théologien, les trois religions monothéistes, le judaïsme, le christianisme et l’islam devraient unir leurs efforts contre l’athéisme. Avant de faire référence à leur force respective, les trois religions devraient chercher un consensus sur la question du contenu de la révélation, qui les divise profondément. De l’avis du récipiendaire du prix Gardini, la foi, au même titre que la liberté, l’espérance ou la paix, constitue l’un des plus grands biens de l’humanité. Elle ne sera pas complètement prise en compte en tant que tel tant qu’une grande part de la planète n’y aura pas accès. La propagation de la foi ne sert pas en premier lieu un intérêt missionnaire mais une «hygiène spirituelle», pense le théologien allemand. La foi en Dieu doit être revalorisée là où elle a été réprimée pendant plusieurs décennies.
Le dernier livre d’Eugen Biser traite de la redécouverte du christianisme et veut jeter un pont vers le futur. Pour le philosophe des religions, seule subsistera à l’avenir la foi qui s’appuiera sur le vécu personnel des gens. «Les expériences déterminantes se font au plan d’une relation vivante avec Jésus. Elles ne se situent ni au niveau de l’enseignement ni à celui de la morale», souligne-t-il encore. (apic/kna/mjp)




