Corée du Nord: Journée de jeûne et de prière pour les chrétiens clandestins
100e anniversaire de la naissance de Kim Il-sung
Pyongyang, 13 avril 2012 (Apic) La Corée du Nord fêtera le 100e anniversaire de la naissance de Kim Il-sung, le 15 avril 2012. Une fête aux «dimensions grandioses» sera organisée pour celui qui est toujours considéré comme son «Président éternel». L’association «Portes ouvertes» invite à une journée de jeûne et de prière en faveur des chrétiens clandestins de Corée du Nord.
Un hommage sera rendu, le 15 avril, par le peuple de Corée du Nord au fondateur de la première dynastique communiste de l’Etat, Kim Il-sung, décédé en 1994. Les chrétiens devront aussi vénérer le «Président éternel».
Au secours des chrétiens de l’Eglise clandestine
«Portes ouvertes» invite à prier 10 minutes, le 15 avril, pour les chrétiens de l’Eglise clandestine. Sous la présidence de Kim Il-sung, plus de 2’000 églises du pays ont disparu. Alors qu’il y a cent ans, la capitale Pyongyang – avec ses cent églises – était surnommée la Jérusalem de l’Orient.
Aujourd’hui, la Corée du Nord est le pays où les chrétiens sont le plus persécutés. Elle occupe le premier rang de l’index mondial de persécution, établi par l’association «Portes ouvertes».
Silence sur les camps
A l’occasion du 100e anniversaire du grand-père de Kim Jong-un, promu le 12 avril aux plus hautes fonctions, 200 journalistes étrangers ont pu visiter les centres spatiaux. Mais comme l’a souligné l’émissaire spécial américain sur les droits de l’homme en Corée du Nord, Robert King, à Washington le 10 avril, les Coréens du Nord «ne leur permettront pas de voir ce qui se passe dans les camps».
Un rapport publié en 2009, s’appuyant sur 60 témoignages et publié par l’ONG «Committee for Human Rights in North Korea», indique que 200’000 hommes, femmes et enfants vivent dans six camps situés au nord du pays, dans des conditions proches de l’esclavage, souvent détenus sans jugements ou à la suite de procès iniques. Certains sont là uniquement pour avoir écouté la radio sud-coréenne ou tenté de fuir vers la Chine, précise le quotidien français «Le Monde» du 13 avril. (apic/ag/ggc)



