En 1999, 2175 personnes, individuellement ou en groupe, ont effectué 12’294 jours de travail à la ferme ou en montagne, pour le compte de Caritas Suisse. L’organisation d’entraide catholique cherche tout au long de l’année des bénévoles à même de s’engager pour une semaine ou plus afin d’effectuer des travaux à la ferme.

12’294 jours de travail à la ferme

Les personnes intéressés, jeunes ou moins jeunes, sont envoyées en renfort dans des exploitations ayant besoin d’être rénovées et dont les exploitants ne pourraient pas effectuer ces travaux sans aide. Caritas Suisse organise de tels séjours dans toute la zone de montagne en Suisse, dans l’Emmental, en Suisse centrale et dans les Grisons. Et depuis peu maintenant, en Suisse romande, du Jura, à Fribourg, en passant par le Valais. Les bénévoles vivent avec les familles de paysans et effectuent des travaux de construction ou de rénovation des installations: rénovation d’une étable, adaptation de la ferme aux normes de sécurité, reconstruction de la maison d’habitation, aménagement de sanitaires…

Des connaissances techniques ne sont pas nécessaires, assure Caritas, car un encadrement est assuré. L’œuvre caritative prend en charge les frais d’entretien et de déplacement des bénévoles. Les paysans s’occupent de l’hébergement et de la nourriture. Il faut être âgé de 18 ans au minimum pour participer à ces interventions.

Ces engagements bénévoles profitent aux familles de paysans qui ne pourraient pas réaliser de tels travaux sans aide extérieure. Ils permettent également aux bénévoles de découvrir un mode de vie différent ou de perfectionner leurs connaissances linguistiques.

Enfin, estime Caritas, ces engagements bénévoles contribuent à sauvegarder la paysannerie de montagne et ses fonctions multiples: aménagement du paysage, contribution au patrimoine touristique ou peuplement des régions décentralisées.

L’an dernier, le budget de l’œuvre réservé aux projets d’aide aux paysans de montgne s’est élevé à 180’000 francs environ. Un coût peu élevé, reconnaît-on à Lucerne. Pour une efficacité difficilement évaluable: des milliers de jours de travail, multipliés par des milliers d’heures, pour une somme considérable, s’il ne s’agissait pas de bénévolat. (apic/pr)

18 janvier 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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