150’000 usagers par an

Rome: Depuis 5 ans, les autobus de la «Rome chrétienne» sillonnent la capitale italienne

Rome, 6 avril 2010 (Apic) Nés de l’initiative conjointe du Saint-Siège et du diocèse de Rome le 6 avril 2005, alors qu’affluaient à Rome des milliers de pèlerins au lendemain de la mort de Jean Paul II, les autobus de la ›»Roma cristiana» sont devenus en quelques années l’un des moyens de transport privilégiés par les touristes pour découvrir la ville.

Grâce à un réseau de partenariats très large et à une publicité efficace, le pèlerin venu admirer la place Saint-Pierre ne peut ignorer ces imposants bus jaunes et blancs à impériale garés sur la Via della Conciliazione, face au Vatican.

Les 7 bus reconnaissables par les effigies d’anges qui ornent leurs flancs assurent ainsi tout au long de l’année un service régulier au cœur de la capitale italienne en suivant un itinéraire marqué par une douzaine d’arrêts. Ils passent notamment près des basiliques romaines de Sainte-Marie-Majeure, Sainte-Marie-des-Anges ou Saint-Jean-de-Latran, mais permettent aussi aux touristes de découvrir des monuments de la Rome antique.

150’000 usagers par an

Le principe de fonctionnement est le même que pour les autres bus touristiques qui pullulent à Rome : les visiteurs qui empruntent les véhicules de la ›Roma cristiana’ – ils étaient plus de 150’000 en 2009 -peuvent descendre à l’arrêt de leur choix pour prendre le temps de visiter à pied un monument puis choisir de remonter au passage du bus suivant.

On ne trouve pas que des fervents catholiques dans les célèbres ›bus jaunes et blancs’ qui sillonnent la capitale : beaucoup de touristes d’un jour, en effet, choisissent ce moyen de transport pour avoir une vue d’ensemble du centre de Rome et rapporter quelques photos prises depuis le premier étage du véhicule.

Audio-guides à disposition

A l’intérieur du bus, des guides audio, à disposition des passagers, émettent une explication générale et synthétique sur les monuments visibles depuis le véhicule. Disponibles en 8 langues – italien, anglais, français, allemand, espagnol, russe, portugais et japonais – ces guides donnent aussi des éléments religieux, historiques, artistiques et culturels sur les quartiers traversés ou sur la ville.

Une navette toute les 20 minutes

S’il faut compter une heure environ pour faire le tour de la Rome chrétienne, le touriste doit parfois composer avec les embouteillages presque systématiques dans les rues les plus fréquentées de la capitale, telle que la Via Merulana, qui relie Saint-Jean-de-Latran à Sainte-Marie-Majeure, empruntée par le pape lui-même à l’occasion de la ›Fête-Dieu’.

La première navette démarre à 8h40 place Saint-Pierre ou de la gare Termini à 9h, et la dernière à 19h avec une fréquence de 20 minutes entre chaque navette. Pour monter dans le bus, aucune réservation préalable n’est nécessaire, les tickets sont vendus directement à l›intérieur du bus, dans les bureaux de tabac de la capitale ou sur le site Internet de L’Opera Romana Pellegrinaggi, organisme dépendant du Saint-Siège et gérant en premier lieu les pèlerinages vers les plus grands sanctuaires mariaux d’Europe.

Le ticket est valable 24 heures et coûte 16 euros par personne. Il est aussi proposé des billets «coupe-file» incluant la visite des musées du Vatican et de la basilique Saint-Pierre, ainsi que le circuit en bus. Ces formules «tout compris» ont beaucoup joué en faveur des autobus de la Rome chrétienne, dont l’utilisation a été stimulée par l’instauration de «nocturnes» aux Musées du Vatican durant l’été 2009, une initiative qui pourrait reprendre dès ce mois d’avril. (apic/imedia/cp/js)

6 avril 2010 | 14:28
par webmaster@kath.ch
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