Mais l’histoire de la foi baha’ïe, c’est aussi celle d’un long défilé de persécutions en Iran, où elle est née, et où ses centaines de milliers de fidèles (400’000 selon ses responsables) – en dépit des changements de dynastie et de régime – sont considérés comme des citoyens de seconde zone. L’état civil du pays n’enregistre pas les naissances, les mariages, les enterrements baha’ïs.
150 ans de persécutions en pays d’islam
«Nous naissons comme des bâtards et, morts, on nous accuse encore de salir la terre de l’islam», explique Foad Saberan, psychiatre à Paris, qui se plaint aussi des profanations régulières de cimetières baha’ïs. Ses coreligionnaires sont soumis en Iran à des discriminations à l’emploi, au logement, aux retraites, etc. Ils sont interdits d’accès à des professions comme celles de fonctionnaire et d’avocat, affirment les responsables de la «Foi Universelle Baha’ïe».
C’est grâce à Shoghi Efendi, l’un des successeurs du «Bab», qui a organisé la communauté baha’ïe en Angleterre, en Amérique et dans le monde que l’organisation a pu acheter de vastes terrains à Haïfa, sur le mont Carmel (Israël), où se trouvent les tombeaux des fondateurs et le Centre mondial de la Foi Baha’ïe. (apic/be)



