2010 marquée par la «christianophobie»
Rome: Le Père Lombardi dresse un bilan contrasté de l’année 2010
Rome, 28 décembre 2010 (Apic) Le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a dressé un bilan contrasté de l’année qui s’achève, le 28 décembre, dans une interview accordée à Radio Vatican. Il y salue «la façon exemplaire» dont Benoît XVI a fait face aux scandales de pédophilie au sein du clergé. Il évoque aussi le Synode des évêques sur le Moyen-Orient d’octobre ou les appels du pape au respect de la liberté religieuse dans le monde, en particulier en Chine, et à la lutte contre la «christianophobie».
Le pape a fait face aux scandales de pédophilie au sein du clergé et il est beaucoup intervenu, de façon exemplaire, rappelle le Père Lombardi. Il souligne notamment «l’écoute des victimes», le «renouveau profond» souhaité pour l’Eglise et l’encouragement adressé à ceux qui font de la «prévention». «J’espère que ce grand drame poussera l’Eglise à se renouveler, mais aussi à s’engager (…) pour le service en faveur de la dignité de la personne, de la sainteté de la vie», a-t-il encore déclaré.
La Chine fait souffrir
Dans cette interview, le porte-parole du Vatican fait par ailleurs état des persécutions antichrétiennes à travers le monde. Il relève les interventions «importantes et très explicites» des autorités vaticanes concernant la liberté religieuse et de conscience des chrétiens chinois. Le Père Lombardi confie que ces «limitations» de la liberté religieuse et de conscience ont «beaucoup fait souffrir» l’Eglise ces derniers temps.
Le père jésuite note ensuite que le pape, dans son message à la curie romaine du 20 décembre dernier, a utilisé pour la première fois le terme «christianophobie», en évoquant la situation des pays sécularisés, pointant du doigt «la tentative de mettre en marge de la vie publique les symboles et les expressions de la vie chrétienne».
Priorité à l’Evangile
Dans ce bilan de l’année 2010, le Père Lombardi qualifie en outre le Synode des évêques sur le Moyen-Orient, organisé en octobre dernier, de «signe d’espérance malgré les difficultés qui demeurent dans la région».
Enfin, il reconnaît que la naissance d’un dicastère, consacré à la nouvelle évangélisation, avait pu être une «surprise» pour certains, alors que «l’on ne pensait pas qu’il y ait besoin de nouvelles institutions dans la curie romaine». Ce nouveau conseil pontifical traduit un message très clair, celui de «la priorité de l’annonce de l’Evangile, de la mission de l’Eglise, (…) y compris au milieu de situations difficiles». (apic/imedia/ami/nd)



