Congo -Brazzaville: La police en guerre contre le prophétisme catastrophique des nouvelles églises
21 lieux de prière illégaux détruits
Brazzaville, 2 juillet 2014 (Apic) La police de Brazzaville, au Congo, a détruit le 27 juin 2014, une vingtaine d’églises de réveil, lors d’une opération de lutte contre l’insécurité, a annoncé son directeur généra, le général Jean François Ndenguet. Cité par «Les Dépêches de Brazzaville» du 1er juillet, il a indiqué que ces endroits faisaient partie «des repères privilégiés des brigands».
Pour le général Ndenguet, il était temps de mettre un terme au prophétisme catastrophique et apocalyptique de ces églises qui ne cessent d’annoncer l’avènement de guerres et de coups d’État sanglants. «Ce prophétisme constituait une atteinte à la sûreté de l’État», a-t-il poursuivi. Avec la destruction des nombreuses églises de réveil illégales, les nuisances sonores sont en outre en baisse.
Le Congo-Brazzaville, comme beaucoup de pays d’Afrique centrale et de l’ouest, connaît depuis quelques années, un foisonnement d’églises de nouvelles sectes dont le nombre est difficile à établir. La difficulté de les dénombrer tient notamment du fait que si n’importe qui peut se décréter «pasteur ou Homme de Dieu», il ne retiendra ses fidèles que grâce à son charisme, à son éloquence, et à ses capacités de leadership. Le croyant, s’il n’est plus satisfait des prédications, des prophéties ou des capacités de son pasteur à manifester la puissance divine de manière efficace, peut décider à tout moment de changer de chapelle, voire de créer la sienne, sans pour autant renier ses croyances antérieures. Le foisonnement de ces églises du «protestantisme de l’émotion» se développe sur la précarité, la pauvreté et la misère sociale des Congolais.
A l’opposé des Eglises catholiques ou protestantes officielles dont les prêtres ou les pasteurs sont soumis à une formation religieuse approfondie de plusieurs années, ceux des églises nouvelles peuvent s’autoproclamer sans avoir l’obligation d’aucune attestation de leur capacité reconnue par une autorité religieuse. (apic/ibc/mp)



