Lausanne: L’Eglise orthodoxe érythréenne privée de prêtre et de lieu de culte
250 fidèles en pleine inquiétude
Lausanne, 12 avril 2011 (Apic) L’Eglise orthodoxe érythréenne de Lausanne n’aura pas de prêtre supplémentaire pour seconder celui qui officie pour toute la Suisse romande. Ainsi en a décidé le Service de l’emploi de l’Etat de Vaud, le 8 avril 2011. En outre, elle est à la recherche d’un lieu de culte depuis le 27 mars dernier, indique-t-elle dans un communiqué daté du 12 avril.
Membre de la Communauté des Eglises chrétiennes dans le canton de Vaud (CECCV) et forte de plus de 250 membres, la communauté orthodoxe érythréenne est présente à Lausanne depuis une dizaine d’années. Actuellement, deux prêtres orthodoxes érythréens officient en Suisse, à Genève et Berne. Celui de Berne s’occupe de la partie alémanique et celui de Genève de la Romandie. Ce dernier étant débordé, la communauté lausannoise a fait venir des prêtres de Francfort et de Bologne. Des services qui ont entraîné des frais considérables pour son budget très modeste.
L’Eglise a donc déposé une demande auprès du Service de l’emploi de l’Etat de Vaud, dans l’espoir de bénéficier des services d’un second prêtre, venant directement de l’Erythrée. Une demande qui a été refusée, le 8 avril 2011.
«Un prêtre n’est pas seulement indispensable pour célébrer la liturgie et les sacrements. Il est aussi un conseiller et une référence morale. Quand nos fidèles ont des problèmes, ils ne vont pas chez un psychologue, mais ils recherchent l’appui d’un prêtre, si possible dans une Eglise, en présence des icônes et devant Dieu. De même lorsqu’ils sont malades, la présence d’un prêtre est indispensable. Sans prêtre on ne peut rien», a déclaré Abraha Woldehaymanot, son responsable.
Plus de lieu de culte
En outre, l’Eglise orthodoxe érythréenne a célébré sa dernière liturgie dans le temple protestant de Saint Luc à Lausanne, le 27 mars dernier. La commune a en effet décidé de transformer ce sanctuaire en un centre socioculturel. Le flou demeure quant à l’endroit où les prochaines cérémonies pourront avoir lieu.
«Cela inquiète beaucoup nos fidèles, qui sont très pratiquants. Nous ne voudrions pas en perdre à cause de cette situation», a souligné Abraha Woldehaymanot. (apic/com/nd)



