Guatemala: Sécheresse et crise alimentaire mettent en péril des milliers de familles

300’000 foyers en difficulté

Guatemala Ciudad, 7 septembre 2009 (Apic) Crise alimentaire et sécheresse au Guatemala mettent en péril plusieurs centaines de milliers de foyers. L’insuffisance des précipitations a fait perdre aux agriculteurs jusqu’à 60% de leurs récoltes de maïs et de haricots.

Une législation alimentaire adéquate est inutile si les interventions nécessaires ne sont pas soutenues par de suffisantes ressources étatiques, a estimé Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, à son arrivée au Guatemala, où, selon les chiffres du gouvernement, la sècheresse prolongée met en péril la survie de 300.000 foyers répartis sur huit départements.

Après avoir rencontré à jeudi le président Alvaro Colom, Olivier de Schutter a mis l’accent sur les excellentes lois en vigueur dans le pays en matière de sécurité alimentaire, rendues néanmoins inefficaces par le manque de moyens financiers et d’un objectif bien précis pour atteindre les habitants les plus pauvres.

Se faisant l’écho du président guatémaltèque, le rapporteur spécial des Nations Unies a observé que la plupart des personnes affectées par la famine souffraient plus de discriminations et de marginalisation que de la pénurie d’aliments.

Le gouvernement du pays le plus peuplé d’Amérique centrale – 13,3 millions d’habitants, dont la moitié vivent dans la misère – a requis l’aide de la communauté internationale pour financer un programme d’urgence de 400 millions de quetzales (soit 35 millions d’euros).

La crise alimentaire affecte durement le «Corridor Sec», composé des départements d’El Progreso, Zacapa, Chiquimula, Jalapa, Jutiapa, Santa Rosa et Baja Verapaz, où l’insuffisance des précipitations a fait perdre aux agriculteurs jusqu’à 60% de leurs récoltes de maïs et de haricots. Au moins 20 enfants sont morts de dénutrition depuis le début de l’année dans cette région. (apic/misna/pr)

7 septembre 2009 | 15:40
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!