Jeune séminariste assassiné ce week-end en Indonésie

31 prêtres, religieux et religieuses assassinés en 1999 dans le monde

Rome, 9 janvier 2000 (APIC) Un jeune séminariste indonésien âgé de 27 ans, Yosef Jami, a été assassiné ce week-end sur l’ìle de Florès, en Indonésie. Pour ce qui va de 1999, 31 prêtres, religieux, religieuses et laïcs ont été assassinés, indique l’Agence vaticane Fides. Parmi eux, on compte 17 prêtres (10 diocésains, 7 religieux), 8 religieuses (de 3 Congrégations), 4 séminaristes et 2 catéchistes. 10 sont Africains (Angola: 5 ; Burundi: 2; R.D. Congo: 2; Kenya: 1); 11 sont Asiatiques (Timor Or: 6 ; Inde: 3; Bangladesh: 1; Indonésie: 1), et 5 sont Colombiens. On compte également 5 Européens (Italie: 2; Belgique: 1; Allemagne: 1; Espagne: 1) 15 d’entre eux ont été assassinés en Afrique (6 en Angola, 3 en Sierra Leone, 2 au Burundi, 2 en R.D. du Congo, 1 en Guinée, 1 en Afrique du Sud), 10 en Asie (9 au Timor Oriental, 1 en Inde) 6 en Amérique latine (4 en Colombie, 1 en Equateur, 1 en République dominicaine) (pic/fs/pr)

La Belgique et la France dans le collimateur de «L’Osservatore Romano»

Unions libres et «pilule du lendemain» au pilori

Rome, 9 janvier 2000 (APIC) La Belgique et la France font l’objet des feux de la critique de l’»Osservatore Romano. Le quotidien du Vatican condamne en termes vifs la reconnaissance légale des unions libres en Belgique, ainsi que la distribution aux jeunes filles de la «pilule du lendemain» dans les écoles françaises depuis le 6 janvier, sans qu’il soit nécessaire d’en informer les parents.

«Vers une société désintégrée». C’est sous ce titre que le quotidien du Vatican condamne l’entrée en vigueur en Belgique, il y a quelques jours, de la loi permettant l’enregistrement légal des unions libres, y compris celles des homosexuels, loi approuvée par le Parlement belge en novembre 1998.

Dans son édition du 8 janvier 2000, «l’Osservatore Romano» met surtout l’accent sur le fait que cette loi s’applique en particulier aux couples homosexuels. «On atteint le bord de l’abîme éthique et juridique», peut-on lire. Le quotidien du Vatican estime en effet que l’union homosexuelle n’est pas un «droit», mais seulement «une condescendance à une déviance», qui ne peut pas justifier une reconnaissance juridique de la part des autorités civiles. «Ce n’est pas parce qu’une brèche a été ouverte sur le front du mariage et de la famille que l’on peut accepter que l’onde destructrice des valeurs et des droits fondamentaux dans ce domaine continue tranquillement à faire des ravages».

Evoquant par ailleurs les revendications des mouvements homosexuels, le théologien moral du quotidien du Vatican, le Père Gino Concetti, pense qu’il est «dangereux et pervers» de leur attribuer «une quelconque forme de légalité». Cela risque de créer une «société atomisée, désintégrée», explique-t-il, dans laquelle tout groupe peut revendiquer des «’droits’ subjectifs» sans tenir compte de l’équilibre de la société, ni de la justice et du bien commun. «L’Osservatore Romano» met par ailleurs en garde contre le fait qu’après la Belgique, ces mouvements homosexuels vont mener «la même bataille» dans d’autres pays.

Le quotidien du Vatican affirme en outre que même en ce qui concerne les couples non homosexuels, l’Etat, par leur reconnaissance juridique, «viole le principe d’égalité», du fait qu’il leur donne les mêmes bénéfices qu’aux couples qui se sont engagés par le mariage à un certain nombre de devoirs et d’obligations.

«Cruelle hypocrisie»

Le ton est également vif à propos de la distribution aux jeunes filles de la pilule Norlevo, dite «pilule du lendemain», permise dans les écoles françaises depuis le 6 janvier, sans qu’il soit nécessaire d’en informer leur famille.

Parlant d’une «cruelle hypocrisie», le quotidien du Vatican affirme que cette pilule est «abortive». «Elle sert en effet à tuer l’ovule déjà fécondé et donc l’embryon humain, et non à empêcher la conception». «Evidemment, on ne peut pas parler d’avortement quand la conception n’a pas eu lieu», reconnaît-il. «Mais même dans de tels cas, l’intention d’avorter est manifeste, tant du côté des adolescents que du côté de la structure publique».

Le quotidien du Vatican déplore par ailleurs le fait que la distribution de cette pilule a lieu sans que les familles en soient informées. «Soustraire au domaine de la famille ­ et même voir en elle une sorte de menace à conjurer ­ ce qui concerne le mûrissement personnel, l’éducation aux sentiments et aux comportements, ainsi que la connaissance progressive de sa propre sexualité, signifie considérer que adolescence et jeunesse sont des ’choses’ à consumer», peut-on y lire.

«Personne n’ignore que la famille n’est pas toujours présente dans le processus éducatif et que trop d’enfants sont abandonnés à eux-mêmes», reconnaît «l’Osservatore Romano». «Toutefois, on ne peut pas accepter une réponse publique qui, loin de soutenir la famille dans son devoir éducatif, la discrédite dans les faits». On ne peut pas accepter non plus, ajoute-t-il, le fait que cette mesure alimente en même temps «l’illusion que les conséquences de comportements irresponsables peuvent trouver de faciles remèdes médicaux», comme l’ont fait remarquer les évêques français sur ce sujet. (apic/imed/pr)

9 janvier 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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