4’000 fidèles présents pour l’audience à Castel Gandolfo
Rome: Benoît XVI s’élève contre la dictature du relativisme actuel qui «mortifie la raison»
Rome, 5 août 2009 (Apic) Benoît XVI a condamné la «dictature du relativisme» actuel qui «mortifie la raison», lors d’une audience générale particulièrement brève, dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo, le 5 août.
Devant quelque 4’000 fidèles, le pape a cité en exemple le combat de saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), dont on a fêté la veille le 150e anniversaire de la mort, contre la «dictature du rationalisme» qui faisait suite à la Révolution française.
Soulignant «la force prophétique» du curé d’Ars, qui s’est distingué par sa lutte contre «le rationalisme, alors dominant» dans la France post-révolutionnaire, Benoît XVI a ainsi constaté que, 150 ans après sa mort, «les défis de la société actuelle ne sont pas moins prenants, ils sont même probablement devenus plus complexes».
En effet, a commenté le pape, «s’il existait alors une «dictature du rationalisme», on constate aujourd’hui dans de nombreux milieux une sorte de «dictature du relativisme»«. «Les deux se révèlent être des réponses inadaptées» à la volonté de l’homme d’utiliser «sa propre raison comme élément distinctif (…) de sa propre identité», a-t-il poursuivi.
A l’époque, a alors affirmé le pape, «le rationalisme fut inadapté car il ne prenait pas en compte les limites de l’homme et il prétendait élever la raison comme unique mesure de toutes les choses, en la transformant en une déesse». De même, «le relativisme actuel mortifie la raison, car il arrive de fait à affirmer que l’être humain ne peut rien savoir avec certitude hors du domaine scientifique positif».
«Aujourd’hui, cependant, comme à l’époque», l’homme cherche «continuellement des réponses exhaustives aux questions de fond qu’il ne cesse de se poser», a souligné Benoît XVI.
Après sa catéchèse, le pape s’est adressé aux pèlerins en différentes langues, interrompu de nombreuses fois par des chants entonnés par la plupart des groupes qu’il saluait. Il a ensuite procédé directement à la bénédiction, sans réciter le Notre-Père comme de coutume. Quelques instants plus tard, Benoît XVI est apparu sur le balcon du Palais apostolique donnant sur la place centrale de Castel Gandolfo, acclamé par les pèlerins rassemblés à l’extérieur.
La veille de l’audience générale, la ville d’Ars (France) avait célébré le 150e anniversaire de la mort de son saint, en présence du cardinal Claudio Hummes, préfet de la Congrégation pour le clergé, accompagné de Mgr Mauro Piacenza, secrétaire de ce même dicastère. (apic/imedia/cp/pr)




