400 localités arabes rayées de la carte

Du côté arabe et même dans certains médias israéliens (voir la série télévisée «Tekuma»), le 50ème anniversaire d’Israël est l’occasion de rappeler certains faits ignorés d’une grande partie de la population: quelque 400 villages et bourgades arabes ont été rayés de la carte ou judaïsés (peuplés d’immigrants juifs après avoir été vidés de leur population).

La plupart des quartiers arabes des villes mixtes ou majoritairement arabes (Jaffa, Ramleh, Lydda/actuellement Lod, Akko, Haïfa, Jérusalem, etc.) ont été abandonnés dans le cadre des féroces combats que se livraient Juifs et Arabes. Leurs habitants ont souvent été déportés dans des conditions dramatiques, après des exécutions de prisonniers désarmés et de civils. Les 70’000 Arabes de Lydda et Ramleh ont été expulsés de cette manière – sur ordre du Premier ministre israélien David Ben Gourion, avec l’aide d’Igal Allon et d’un certain … Ithzak Rabin, alors commandant de la Haganah – dans le cadre de l’»Opération Dani». De nombreux villages du Néguev et de Galilée ont subi le même sort.

Mais ce que l’on sait moins, c’est que nombre de ces localités ont été détruites dans des zones où il n’y a jamais eu de combats et qu’ils n’ont pas été abandonnés volontairement (voir encadré). Leurs habitants arabes, quand ils ne sont pas réfugiés dans les pays limitrophes, sont devenus entre-temps des citoyens israéliens. Victimes aujourd’hui encore de la politique des «zones fermées» décrétées par les militaires, ils ne peuvent retrouver leurs biens, leurs maisons et leurs champs… «pour des raisons de sécurité». Ces mêmes raisons ne s’appliquent évidemment pas aux citoyens israéliens juifs qui travaillent les terres confisquées et habitent les zones évacuées en 1948. (apic/be)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!