Honduras: Un mois et demi après l’incendie de la prison de Comayagua
60 familles encore dans l’attente d’ensevelir leurs proches
Tegucigalpa 2 avril 2012 (Apic) 45 jours après l’incendie de la prison de Comayagua, au Honduras, qui a fait 361 morts, 60 familles n’ont pas encore pu donner une sépulture à leur proche, faute de moyens technologique adéquats pour identifier les cadavres.
«Cela fait maintenant plus de 45 jours que le monde connaît Comayagua non pour sa belle et riche histoire mais à cause des larmes de centaines de familles, victimes d’un système carcéral honteux et inhumain» écrit l’hebdomadaire catholique hondurien ’Fides’. Depuis le 14 février, la remise des corps carbonisés a été faite de manière lente et avec du retard. Aujourd’hui, 60 familles ne sont pas encore en mesure de donner une sépulture chrétienne à leur père, leur frère, leur fils ou leur mari, notamment du fait de l’absence des technologies adéquates pour reconnaître les cadavres, note le journal.
Le Comité de coordination des familles des victimes de la prison de Comayagua a organisé une journée de prière et de manifestation demandant à nouveau, au travers d’un communiqué, à ce que les faits soient tirés au clair. Les familles soulignent «la douleur, la peine et la frustration» envers les autorités compétentes qui «ont été indifférentes et parfois hostiles à la demande de récupération des restes de nos proches». (apic/fides/mp)



