A l’occasion de la parution de la 13e encyclique du pape Jean Paul, «Fides et Ratio» la revue théologique «Nova et Vetera» publie un numéro spécial consacré à ce sujet. «La magnitude de la dernière encyclique de Jean Paul II laisse le lecteur frappé d’adm
Numéro spécial de «Nova et Vetera»
«La magnitude de l’encyclique laisse le lecteur frappé d’admiration»
St-Maurice, 15 octobre 1998 (APIC) «La magnitude de la dernière encyclique de Jean Paul II laisse le lecteur frappé d’admiration. Au terme de son pontificat et du deuxième millénaire, le pape a voulu éclairer l’Eglise à partir de la plus haute sagesse», commente le Frère Jean-Miguel Garrigues. Dans un numéro spécial, la revue Nova et Vetera offre une série d’éclairages de spécialistes sur le dernier document pontifical.
Le Père Jean Michel Poffet aborde les rapports entre foi et raison dans la prédication de saint Paul et sa réflexion fameuse sur la «folie» de la croix. Reprenant le texte même de l’encyclique, le Père Poffet remarque : «le rapport entre la foi et la philosophie trouve dans la prédication du Christ crucifié et ressuscité l’écueil contre lequel il peut faire naufrage, mais au-delà duquel il peut se jeter dans l’océan infini de la vérité».
La vision historique des relations entre philosophie et théologie est développée par le Père Charles Morerod à travers l’exemple des Pères de l’Eglise du IIe siècle (Athénagore, Justin, Clément d’Alexandrie, Tertullien); saint Thomas d’Aquin; le Concile Vatican I, puis Vatican II. L’auteur démontre comment l’encyclique «Fides et Ratio» se situe dans la continuité de la plus ancienne tradition chrétienne: la foi donne à l’homme une raison supplémentaire de croire à sa raison, qui est un don de Dieu dont la valeur demeure malgré les blessures du péché.
Le Père Georges Marie Cottier, théologien de la maison pontificale, développe l’interpellation que l’encyclique lance aux philosophes. Reprenant les termes du pape, le Père Cottier relève que «la parole de Dieu s’adresse à tout homme, en tout temps sur toute la terre et l’homme est naturellement philosophe.» «Le texte de l’encyclique est soulevé par un grand souffle, qui nous apporte beaucoup de lumière !», juge en conclusion le dominicain. (apic/mp)



