Rome: Benoît XVI condamne les violences au Nigeria et aux Philippines
Abandonner la haine pour trouver des solutions pacifiques
Rome, 26 décembre 2010 (Apic) Benoît XVI, lors de la prière de l’Angélus du 26 décembre 2010, a fait part de sa «grande tristesse» face aux «violences absurdes» perpétrées contre des chrétiens au moment des fêtes de Noël, spécialement au Nigeria et aux Philippines. Depuis la fenêtre de ses appartements, place Saint-Pierre, le pape a appelé les hommes «à abandonner le chemin de la haine pour trouver des solutions pacifiques aux conflits et donner sécurité et sérénité à ces chères populations».
«Notre monde continue à être marqué par la violence, spécialement contre les disciples du Christ», a affirmé le pape aux nombreux pèlerins rassemblés place Saint-Pierre. «J’ai appris avec grande tristesse, a ajouté Benoît XVI, l’attentat survenu dans une église aux Philippines, pendant les célébrations du jour du Noël, ainsi que l’attaque contre des églises chrétiennes au Nigeria». Après avoir adressé ses «condoléances» à ceux qui avaient été touchés par ces «violences absurdes», Benoît XVI a répété «une fois encore l’appel à abandonner le chemin de la haine pour trouver des solutions pacifiques aux conflits et donner sécurité et sérénité à ces chères populations».
Le Nigeria a connu, à la veille de Noël, une série d’attentats à la bombe et d’attaques d’églises sans précédent. Dans le centre du pays, à Jos, qui marque la limite entre le Nord majoritairement musulman et le Sud principalement chrétien, une cinquantaine de personnes au moins sont mortes et 70 autres au moins ont été blessées. Des violences ont été également signalées plus au Nord, dans la ville de Maiduguri. Des membres présumés d’une secte islamiste y ont attaqué 3 églises, brûlant l’une d’elles et faisant 6 morts, selon l’armée.
Aux Philippines, dans le Sud du pays en proie à une rébellion musulmane, 6 personnes ont été blessées par l’explosion d’une bombe dans une église où était célébrée la messe de Noël sur l’île de Jolo.
La souffrance des familles
Dans cet appel lancé au lendemain de Noël, le pape a relevé que la terre avait également été «tachée de sang dans d’autres parties du monde, comme au Pakistan». Le jour de Noël, un attentat à l’explosif perpétré par une femme kamikaze a ainsi fait près de 80 morts et une centaine de blessés dans un centre d’aide alimentaire des Nations Unies à Khar, au Nord-Ouest du pays.
Benoît XVI, plus largement, a alors invité les fidèles à penser aux familles «contraintes à abandonner leurs maisons à cause de la guerre, de la violence et de l’intolérance» à travers le monde. Il leur a demandé ensuite de s’unir à sa prière pour «demander avec force au Seigneur de toucher le cœur des hommes et d’apporter l’espérance, la réconciliation et la paix».
A l’occasion de la fête liturgique de la Sainte-Famille, le pape a par ailleurs souhaité que «chaque enfant, en venant au monde, soit accueilli par la chaleur d’une famille». «Le confort extérieur ne compte pas», a précisé le souverain pontife pour qui les enfants ont besoin avant tout «de l’amour de leur père et de leur mère».
Un repas avec 250 pauvres au Vatican
Après la prière de l’Angélus, le pape s’est rendu dans l’atrium de la Salle Paul VI, au Vatican, pour participer à un repas de Noël offert à plus de 250 pauvres. Ces hommes et ces femmes proviennent de plusieurs maisons tenues à Rome par les religieuses Missionnaires de la Charité, congrégation fondée par Mère Teresa (1910-1997). A sa table, le pape s’est retrouvé avec une quinzaine de personnes sans ressources, dont de très nombreux étrangers originaires d’Haïti, de Chine, d’Inde, de Côte d’Ivoire, du Gabon, d’Ethiopie, de Roumanie et de Suisse. Au menu de ce repas offert par le pape: lasagnes à la bolognaise et sauce à la viande, veau et pommes de terre au four, ›pandoro’ (brioche de Noël d’origine véronaise) avec du chocolat fondu et de la chantilly. (apic/imedia/ami/bb)



