Résurgence des sociétés secrètes en Afrique de l’Ouest

Abidjan: Un chercheur s’inquiète du développement des sectes

Dakar, 22 mars 1998 (APIC) Malgré la prédominance des religions monothéistes dans la région, l’Afrique de l’Ouest connaît une résurgence inquiétante des sociétés secrètes, estime le professeur ivoirien Jean Marie Adjersi.

Spécialiste des religions à l’université d’Abidjan, J.M. Adjersi explique ce phénomène par le fait que les pays africains sont à la fois confrontés à une crise d’identité et à la croisée des chemins. «Nous sommes entre la tradition qui ne veut pas mourir et la modernité qui ne veut pas naître», a-t-il notamment déclaré lors d’une émission de la radio britannique BBC

La Côte-d’Ivoire offre une preuve de ce retour en arrière. Dans ce pays de plus de 10 millions d’habitants dont 40% sont musulmans contre 30% de catholiques, il y a plus de 600 sectes religieuse. Ce qui traduit un «échec» pour les religions révélées dans le pays, la population n’ayant pas trouver en ces croyances une solution à leurs problèmes d’ordre communautaire, économique et social que leur offraient les sociétés anciennes.

Le chercheur ivoirien évoque aussi la pratique de plus en plus fréquente dans des pays africains, du sacrifice humain dans des cérémonies rituelles. La presse nigériane a rapporté le 18 mars dernier que 30 personnes appartenant à une ethnie du sud du Nigeria, celle des urhbos avaient été sacrifiées ces derniers jours à des «Dieux locaux» par une autre ethnie : les ijaws. (apic/ibc/mp)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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