Accusations contre l’Eglise
Lors de la prière de l’angélus du dimanche 24 janvier depuis Mexico, Jean Paul II a fait part d’» informations préoccupantes sur des épisodes de grande violence contre des œuvres de l’Eglise en République du Congo-Brazzaville». «Aucun motif, a-t-il souligné, ne peut justifier un acharnement aussi féroce contre des personnes et des institutions qui, depuis des années, s’engagent en faveur du bien de tous.»
L’Eglise, accusée de collusion avec les «ninjas», n’a pas été épargnée par les violences: séminaristes tués, monastères vidés, séminaires accusés de soutenir la guérilla. Les évêques du Congo ont rejeté publiquement les accusations gouvernementales selon lesquelles les prêtres et les séminaristes se seraient rangés du côté des opposants au gouvernement. «L’Eglise catholique n’a jamais pris part à un seul acte pour déstabiliser les institutions publiques», affirment les évêques.
Les évêques catholiques congolais ont également fait remarquer que les nouvelles sur la soi-disant collusion mettaient en danger les prêtres et les réfugiés qui, par dizaines de milliers, trouvent refuge dans les églises. Dans la polarisation de la lutte pour le pouvoir, l’Eglise risque de devenir une victime parce qu’elle «ne s’est pas rangée». (apic/fs/be)



