Nouvelle campagne pour de nouveaux objectifs
Action Sainte-Elisabeth de la Ligue suisse de femmes catholiques (151193)
«Soutenir les femmes, c’est aider au développement»
Lucerne/Fribourg, 15novembre(APIC) Comme chaque année en novembre, la Ligue suisse de femmes catholiques (LSFC – SKF en allemand)), par son unité
Coopération au développement, lance et renouvelle sa campagne «Action Sainte-Elisabeth». Avec une affirmation qui prend cette année des allures de
symbole: «Soutenir les femmes, c’est aider au développement». Depuis 36 ans
maintenant, l’Action Sainte-Elisabeth de la LSFC soutient des projets de
femmes en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
Dans de très nombreux pays du tiers monde, l’extrême pauvreté influence
durablement la vie familiale. Le plus souvent ce sont les femmes qui en
supportent le fardeau. Au sein de petits groupes de femmes, elles s’assurent un petit revenu, prennent confiance en elles et trouvent la force nécessaire pour améliorer pas à pas la situation de leurs familles. L’action
Sainte-Elisabeth permet d’y contribuer. La campagne de cette année ayant
pour ambition de viser de nouveaux objectifs.
Florencia, une veuve âgée de 45 ans, vit dans un bidonville d’une grande
ville d’Amérique latine. Elle partage une chambre avec cinq de ses enfants… Trois lits et une petite table représentent tout l’ameublement.
Dans un coin, un réchaud à kérosène pour y cuire les aliments…
Des millions de familles du tiers monde vivent dans des conditions identiques. L’extrême pauvreté a des effets sur tous les domaines de la vie:
relations, santé, formation… L’absence d’emplois et le manque de perspectives d’avenir contribuent à la spirale de la violence, à la désintégration
de la famille, privant de plus les personnes de leur réseau social, de leur
sécurité économique. Sans parler de la destruction des structures familiales en raison de la guerre, de la maladie, voire du départ de l’homme qui
tente d’aller trouver un emploi ailleurs.
Un tiers de l’ensemble des mères vivent seules… avec leurs enfants
Ces changements sont illustrés par les chiffres qui montrent qu’environ
un tiers de l’ensemble des mères vivent seules avec leurs enfants. Le plus
souvent, ces mères ne reçoivent d’aide financière ni de l’Etat ni du conjoint. Ce qui contraint bon nombre d’entre elles au travail peu et mal
payé, souvent loin du domicile, afin d’entretenir la famille. Leur faible
niveau de formation ayant en outre pour conséquence de n’obtenir que des
emplois subalternes. Une réalité courante, doublée d’une vérité: ces femmes
sont écrasées par le triple fardeau du travail agricole et domestique, de
l’éducation des enfants et d’un emploi à l’extérieur.
L’Action Sainte-Elisabeth vise à rendre possible des projets modestes et
gérables dans l’esprit «d’aider à s’aider». Pour la LSFC, investir dans les
femmes n’est pas seulement légitime du point de vue social et valable d’un
point de vue économique. C’est aussi et surtout un facteur déterminant pour
un développement durable et maîtrisé. (apic/pr)
Ligue suisse de femmes catholiques, Coopération au développement, CCP
17-1990-7, Fribourg.



