Rome: Déclaration romaine sur l’impossibilité de la communion pour les divorcés remariés.
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Non à la communion pour les divorcés remariés. Sauf si…
Rome, 6 juillet 2000 (APIC) La communion pour les divorcé remariés n’est pas possible. Ainsi en a décidé le Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, dans une déclaration publiée jeudi à Rome sur l’»impossibilité de la communion pour les divorcés remariés». Des exceptions sont admises, indique le texte romain. «Les divorcés remariés qui persistent dans leur situation ne peuvent pas accéder à la communion, à moins, peut-on lire dans le texte, qu’ils aient pris la résolution de ’vivre comme frères et sœurs’».
C’est ce que réaffirme en effet le Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, dans une déclaration publiée le 6 juillet 2000 en accord avec les Congrégations pour la doctrine de la foi et pour le culte divin et la discipline des sacrements. Cela, explique le document romain, dans le but de faire face à ce que le Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs décrit comme une interprétation «clairement déviante» du Code de droit canon de 1983 à ce sujet par certains auteurs ces dernières années.
Citant le paragraphe 915 du Code de droit canon, concernant «ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste» et ne sont donc pas admis à la communion, le Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs rappelle en effet qu’il concerne précisément les divorcés remariés. Il renvoie sur ce point à la «Lettre aux évêques sur l’accès à la communion eucharistique pour les divorcés remariés», publiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi le 15 octobre 1994.
Les divorcés remariés qui, pour «des raisons sérieuses», par exemple l’éducation des enfants, ne peuvent pas se séparer mais s’engagent à «vivre comme frères et sœurs», ne sont toutefois pas «en situation de péché grave», indique la déclaration. Ils peuvent donc communier, poursuit le document, mais tout en le faisant discrètement, dans la mesure où leur condition de divorcés remariés est connue. Selon la Congrégation, ils pourraient en effet, s’ils communiaient ouvertement, être l’objet de «scandale», le mot «scandale» étant entendu comme «une action qui pousse les autres vers le mal».
Risque de «scandale»
Ce risque de «scandale» explique par ailleurs que celui qui distribue la communion peut être amené à la refuser aux divorcés remariés, «avec une extrême charité» et en cherchant «à expliquer au moment opportun les raisons qui l’y ont contraint», mais toutefois «avec fermeté».
Si aujourd’hui la situation des divorcés remariés n’étonne plus à cause d’une «déformation des consciences», «il est davantage nécessaire que les pasteurs aient une action patiente autant que ferme, pour protéger la sainteté des sacrements, pour défendre la moralité chrétienne et pour former droitement les fidèles», explique encore la Déclaration du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs. Le prêtre responsable de la communauté a donc la charge de discerner dans quels cas il faut refuser la communion, et de donner des instructions précises à ceux qui la distribuent sur la façon dont ils doivent se comporter dans des situations concrètes. Ces «cas de refus public» étant toutefois à éviter. (apic/imed/pr)




