La haine, les intimidations et les violences tuent la démocratie

Afrique du Sud: Appel des évêque en vue des présidentielles de l’an prochain

Pretoria, 26 novembre 2008 (Apic) Les évêques d’Afrique du Sud ont lancé un appel à la participation en vue des présidentielles prévues l’an prochain. Les discours animés par la «haine politique», les intimidations et les violences «tuent» la démocratie, lancent-ils.

«Pour les électeurs chrétiens, participer est un devoir important (…) Le vote exprime l’amour et la préoccupation pour notre pays et pour le bien commun de toux ceux qui vivent en Afrique du Sud», affirment les évêques dans leur document repris par l’agence catholique MISNA. «Ne pas respecter les opinions des autres et leur droit de soutenir le parti qu’ils ont choisi, poursuivent les évêques, n’est ni chrétien ni démocratique. La violence ou la menace de violence contre ceux qui sont différents ou contre des partis autres que ceux que nous soutenons n’est pas chrétienne ni démocratique non plus».

La Conférence épiscopale demande enfin une attention particulière aux souffrances et besoins des pauvres: «Le vote est votre opinion sur les meilleurs choix pour le plus grand nombre possible d’Africains, surtout pour les pauvres, les marginalisés et ceux qui n’ont pas de voix pour se faire entendre».

Scission à l’ANC

Le message de la Conférence épiscopale intervient dans un contexte politique national délicat, selon l’agence MISNA. Le secrétaire général de l’African National Congress (ANC) Gwede Montashe a dit le 25 novembre que le parti du gouvernement a identifié cinq secteurs prioritaires d’intervention sur lesquels organiser la campagne électorale, à savoir l’instruction, la santé, la sécurité, la création d’emplois et le développement rural. Ces jours-ci, les journaux sud-africains ont accordé une grande place aux polémiques entre la direction de l’ANC et un groupe d’ex-membres regroupés autour de l’ancien ministre de la Défense Mosiuoa Lekota qui fondera le 16 décembre un nouveau groupe politique, le Congrès du peuple. Selon quelques quotidiens, le parti de gouvernement pourrait exercer des pressions afin que le chef d’état Kgalema Motlanthe décide de convoquer des élections dès fin mars de façon à rendre plus difficile l’obtention de bons résultats de la part de ces «ex-membres rebelles». (apic/misna/bb)

26 novembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!