1600 participants pour défendre une presse africaine libre et forte

Afrique du Sud: Déclaration de Table Mountain

Le Cap, 7 juin 2007 (Apic) «L’Afrique a besoin avec urgence d’une presse libre, forte et indépendante jouant le rôle de chien de garde des institutions publiques». Au-delà de la dénonciation des entraves à la liberté d’expression subies par les médias, c’est ce qu’ont déclaré les 1.600 représentants du monde de la presse de 105 pays.

Réunis au Cap en Afrique du Sud, 1600 représentants des médias provenant de 105 pays des cinq continents et de 18.000 publications réunis au Cap (Afrique du Sud), ont adopté la Déclaration de Table Mountain. Celle-ci tire son nom du parc national voisin.

Le document, qui n’épargne pas ses critiques à l’égard des pays africains, dont certains répriment violemment l’activité des journalistes, a été mis au point à l’occasion du 60ème congrès de la World Association of Newspapers (Wan/Amj, Association mondiale des journaux). Ce congrès s’est conclu hier, parallèlement au 14ème World editors forum (Wef, Forum mondial des rédacteurs en chef).

Un appel a également été lancé à l’Union africaine (Ua), à l’ONU et à d’autres organismes internationaux pour promouvoir et aider la presse qui, en Afrique, est capable de participer au développement économique et social du continent. L’abolition urgente de certaines lois ou règlements, qui ont mené à l’arrestation de 103 journalistes dans 26 pays africains depuis le début de l’année, selon les données de l’Amj, a également été demandée.

Les participants réunis à Table Mountain ont demandé à l’Unesco (l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) de fournir une assistance juridique aux médias africains dans le développement des compétences et dans l’accès aux capitaux et aux investissements. Le président sud-africain Thabo Mbeki a exprimé son inquiétude quant au nombre croissant de journalistes arrêtés en Afrique ces dernières années – l’Éthiopie et l’Érythrée figurent parmi les quatre premiers pays du monde pour le nombre de professionnels emprisonnés en 2006 – tout en invitant les journalistes à exprimer leurs opinions avec précision et dans tous les cas à les «replacer dans leur contexte de façon adéquate». (apic/misna/vb)

7 juin 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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