Trop pour l’armée et pas assez pour le social
Afrique du Sud: Jugement critique des évêques sur le budget de l’Etat
Pretoria, 3 mars 2002 (APIC) Les évêques d’Afrique du Sud jugent le budget 2002/2003 de l’Etat déséquilibré. Ils estiment insuffisante la part accordée aux besoins sociaux et excessive celle accordée à l’armée. Ils manifestent leurs inquiétudes pour la réduction des dépenses publiques, notamment pour ce qui est des services sociaux et essentiellement la sécurité sociale.
A travers la commission justice et paix, la Conférence épiscopale a manifesté sa déception quant à la carence d’investissements aptes à créer de l’emploi, en observant que l’augmentation de 3,3 pour cent des retraites n’est pas suffisante pour compenser la diminution du pouvoir d’achat subie depuis 2000 et estimée à 5,4 pour cent.
Par contre, les sommes destinées pour le traitement des malades du sida et celles visant à rendre plus performante la police et le système judiciaire sont accueillies favorablement. En revanche, les évêques sont déçus par l’absence de l’annulation de la TVA sur les produits alimentaires de base.
Par ailleurs, ils déplorent l’augmentation des dépenses militaires, considérée inconcevable pour un pays comme l’Afrique du Sud qui compte 20 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté et 3 millions de familles sans logement. La loi des finances telle qu’elle a été présentée est jugée incapable de répondre aux besoins de la masse des pauvres et de stimuler un développement social soutenable. (apic/mna/sh)




