Le secret de la confession fait obstacle aux opérations de police
Afrique du Sud: Le ministre de la Justice attaque le secret de la confession
Pretoria, 3 décembre 2001 (APIC) Un prêtre ne trahira jamais le secret de la confession. «Il préfère être emprisonné ou exécuté», a estimé en fin de semaine passée l’archevêque de Pretoria, Mgr George Francis Daniel. Il répondait ainsi aux attaques du ministre de la Justice du gouvernement d’Afrique du Sud, Penuell Maduna, selon qui le secret de la confession dans l’Eglise catholique constitue «un sérieux obstacle aux opérations de police».
Le prêtre peut et doit même parfois conseiller à une personne de faire des aveux à la police, mais lui-même ne peut pas la dénoncer en se basant sur des informations entendues en confession, a commenté Mgr George Francis Daniel. «Il est évident que Maduna ne comprend pas la signification du sacrement», a-t-il ajouté.
Le ministre de la Justice avait fustigé mercredi passé les prêtres catholiques qui ne dénoncent pas à la police les aveux des criminels, entendus lors d’une confession. Accusant les ministres de l’Eglise de «soulager à bon compte la conscience des malfaiteurs, pour protéger leur religion».
La société sud africaine est actuellement confrontée à un taux de criminalité très important. Ces derniers mois l’opinion publique a été profondément choquée par une série de viols sur des enfants. Selon la police, 32’000 agressions auraient eu lieu entre janvier 2000 et juin 2001. (apic/zen/sh)



