Afrique du Sud: Nelson Mandela rend hommage aux Institutions religieuses de son pays

Le Cap, le 7 décembre (APIC) Orateur principal du Parlement des religions mondiales, tenu du 1er au 8 décembre au Cap, en Afrique du Sud, l’ancien président Nelson Mandela a rendu hommage aux Institutions religieuses de son pays. «Sans elles», a-t-il avancé, je ne serais pas là en ce jour».

S’adressant le décembre, devant environ 6’500 participants, leaders spirituels et délégués venus de 90 pays et représentant différentes traditions religieuses venus assister à la session plénière de ce Parlement, Nelson Mandela a relevé que cette rencontre peu avant la fin de ce siècle est «une réponse au cynisme désespéré», et qu’elle à la reconnaissance et à la réaffirmation de ce qui est grand, généreux, et bienveillant dans l’esprit humain».

L’ancien leader de la lutte contre l’apartheid, aujourd’hui âgé de 81 ans, a rappelé que sa génération a été le produit de l’éducation religieuse. «Nous avons grandi en un temps où le gouvernement de ce pays ne se souciait que des blancs, minorité de moins de 15% de la population, et ne s’intéressait pas du tout à notre éducation». (pic/eni/tg/pr)

Soudan: Les Pères Boma et Sabit ont été libérés

Lavés de tout soupçon

Khartoum, 7 décembre 1999 (APIC) Deux prêtres détenus au Soudan depuis seize mois, les Pères Hilary Boma et Lino Sabit, ont été libérés lundi, quelques jours après avoir refusé la grâce présidentielle. Tous deux ont pris part à une veillée de prière improvisée lundi soir dans la cathédrale de Khartoum.

Le père Boma, 57 ans, chancelier de l’archidiocèse de Khartoum, et le père Sabit, 31 ans, prêtre de Hilla Mayo, ont été arrêtés respectivement le 28 juillet et le 1er août 1998. Les autorités soudanaises les accusaient d’être impliqués, avec 18 autres citoyens soudanais, à des attentats à la bombe perpétrés à Khartoum les 29 et 30 juin 1998. Une accusation jugée suspecte par maints observateurs: presque tous les engins explosifs avaient été «découverts» et désamorcés par les forces de l’ordre. Les deux prêtres ont déclaré à ceux qui leur avaient rendu visite en prison avoir été soumis à des tortures pour obtenir leurs aveux.

Le procès des deux prêtres avait commencé devant un tribunal militaire. Sur les instances de la défense, il s’était poursuivi devant un tribunal civil, où il était resté bloqué.

Le Père Boma a appris sa libération, celle de son confrère et des dix-huit autres inculpés lundi lors d’une rencontre avec le président Omar Hassan El Bashir. La nouvelle de leur libération a été donnée lundi soir par la télévision d’Etat soudanaise. Le président El Bashir a déclaré que la décision a été prise à l’occasion du mois du Ramadan, en signe de paix. Sur le plan judiciaire, plus aucune charge ne pèse sur les deux prêtres et les autres citoyens arrêtés, l’autorité étant revenue sur ses accusations.

Lundi soir, une veillée de prière et d’action de grâces a eu lieu dans la cathédrale de Khartoum, envahie par une foule nombreuse, en présence de l’archevêque, Mgr Gabriel Zubeir Wako, et des deux prêtres fraîchement libérés.

Il y a quelques jours, les Pères Boma et Sabit avaient rejeté la grâce offerte par le président El Bashir, qui mène une politique d’homogénéisation islamique clairement anti-catholique dans l’ensemble du pays. Ils estimaient en effet que l’accepter reviendrait à reconnaître leur culpabilité. Les deux prêtres avaient exigé que toute la lumière soit faite sur leur affaire et que leur séjour carcéral se termine par une totale absolution. (apic/cip/misna/pr)

7 décembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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