Afrique du Sud: Plus de la moitié des enfants africains n’ont pas d’existence légale
Johannesburg, 5 septembre 2012 (Apic) Plus de la moitié des enfants africains ne sont pas inscrits à leur naissance à l’Etat civil. C’est ce qui ressort de la 2e Conférence des ministres africains chargés de l’enregistrement des faits d’Etat civil. Organisée par le Fonds pour l’Enfance des Nations Unies (UNICEF), elle se déroule du 3 au 7 septembre 2012 à Durban, en Afrique du Sud.
Ils naissent, ils vivent, ils meurent, sans vraiment avoir jamais existé. N’étant pas inscrits à leur naissance, ces enfants sont privés de tout droit, relève l’agence «Fides».
Dans une zone rurale pauvre où la population vit avec moins d’un dollar par jour, un résident devrait payer 25 dollars pour enregistrer la naissance de son enfant et obtenir un certificat.
Ne pas être enregistré à l’Etat civil entraîne des risques, notamment pour les mineurs. S’ils sont arrêtés, ne disposant pas de documents certifiant leur âge, ils sont traités selon les lois appliquées pour les adultes. Le phénomène est particulièrement grave en Somalie, au Soudan du Sud et en Ouganda. (apic/fides/ap/ggc)



