Les Eglises sud-africaines étudient la réponse à donner
Afrique du Sud: Projet de loi à l’étude sur les changements de sexe
Johannesburg, 12 octobre 2003 (Apic) Les Eglises d’Afrique du Sud préparent leur réaction au nouveau projet de loi controversé, qui permettrait aux personnes ayant subi une opération pour changer de sexe de modifier leur état civil. Plusieurs pasteurs et un parti politique chrétien ont critiqué ce projet, qui amenderait la loi sur l’enregistrement des naissances et des décès.
Selon la loi en vigueur, les personnes ayant changé physiologiquement de sexe doivent conserver sur le plan légal celui qu’elles avaient à leur naissance. L’amendement a été adopté par l’Assemblée nationale – la Chambre des députés – à la fin du mois dernier et devrait être approuvé par la Haute chambre, le Conseil national des provinces, pour devenir une loi.
Le Mouvement pour l’égalité des homosexuels et la Commission officielle des droits de la personne ont appuyé le projet, en soulignant que la loi actuelle enfreignait la constitution car elle est discriminatoire envers les personnes ayant changé de sexe, en leur refusant par exemple de se marier légalement.
Réponse réservée
Le petit Parti démocratique chrétien a été le seul parti politique à s’opposer à ce projet devant l’Assemblée nationale. D’après Steve Swart, l’un de ses membres, le parti estime que le sexe d’une personne, pour des raisons juridiques, est une question biologique «fixée à la naissance».
Ni l’Eglise anglicane ni aucune grande Eglise ne se sont encore officiellement prononcées. Le secrétaire général du Conseil des Eglises d’Afrique du Sud, Molefe Tsele, qui représente plus de 20 millions de chrétiens a précisé que la réponse du Conseil était encore à l’étude, car les Eglises n’ont pas encore toutes fait parvenir leur réponse. (apic/eni/pr)



