La communication à la lumière de la mondialisation
Afrique du Sud: Rencontre internationale des aumôniers d’aéroports
Johannesburg, 1er octobre 2000 (APIC) Les aumôniers de l’aviation civile et des 105 aéroports internationaux se sont réunis du 23 au 29 septembre à Johannesburg en Afrique du Sud dans le cadre de l’IACAC. (Association Internationale des Chapelains de l’aviation civile). A partir du thème «Dieu en Afrique», ils ont étudié la répercussion de la mondialisation dans le domaine des communications.
«En Afrique, les Eglises sont jeunes, a déclaré aux congressistes Mgr Buti Thlagware, archevêque catholique de Bloemfontein et président de la Conférence sud-africaine des religions pour la Paix. Dans son intervention le prélat a affirmé que les Eglises traditionnelles devaient tout autant se soucier du développement que de l’évangélisation des nouvelles Eglises indigénistes et indépendantes nées en Afrique: «Comme jadis le christianisme s’est hellénisé pour propager l’Evangile, le christianisme doit s’africaniser si l’on veut que les Africains deviennent chrétiens»
Matérialisme, dieu d’une minorité
Pour sa part, le pasteur Piet Beuks, de l’Eglise réformée néerlandaise Sud-Africaine, a évoqué le fossé qui s’élargit entre les riches et les pauvres. «Le matérialisme devient le dieu d’une minorité en Afrique. Les Africains qui sont les passagers au milieu du milliard de voyageurs aériens ne doivent pas nous faire oublier les centaines de millions d’autres qui survivent dans leur pauvreté», a-t-il déclaré.
Le professeur Jafta, de Johannesburg, a estimé que la globalisation doit s’enraciner au service des populations et non au profit des sociétés de production. «Regardez la télévision en Afrique. La majorité des programmes sont américains ou européens. Ils véhiculent une culture occidentale, prévient-il, les gens ne peuvent réagir devant cette culture qui les déracine».
Accueil des clandestins
Les congressistes ont également abordé les problèmes propres à la pastorale dans les aéroports. Des ateliers ont ainsi abordé l’accueil des immigrés clandestins par l’Eglise ainsi que l’accompagnement spirituel au sein des «cellules de crise» lors des récentes catastrophes aériennes, particulièrement celle du «Concorde» en juillet dernier.
L’IACAC regroupe les aumôniers catholiques, protestants et orthodoxes, des aéroports sur les cinq continents. (apic/com/bb)



