La Banque mondiale investit peu dans l’éducation africaine
Afrique:Investir dans les universités pour promouvoir le développement
Harvard, 16 mars 2006 (Apic) Les universités africaines doivent être soutenues par les bailleurs de fonds internationaux parce qu’elles peuvent jouer un rôle décisif dans le développement du pays et la lutte contre la pauvreté. C’est ce qu’a révélé une étude soutenue par la Banque mondiale.
Selon David Bloom, économiste de l’université américaine de Harvard, le manque de personnel qualifié est un frein pour l’économie du continent africain. D’après un rapport de la Banque mondiale, l’Afrique subsaharienne n’a qu’un ingénieur sur 10’000 habitants contre 1 sur 200-500 dans les pays industrialisés. La fuite des cerveaux contribue à cette lacune, car environ 50’000 diplômés africains travaillent à l’étranger, attirés par des meilleures conditions de travail.
Le secrétaire kenyan du ministre de l’éducation, Crispus Kiamba, a déploré le manque de nouveaux investissements dans les universités publiques kenyanes depuis environ 25 ans. Il a aussi précisé que entre 1995 à 1999, les investissements de la Banque mondiale dans l’éducation ont diminué de 7%.
Selon le rapport rédigé sous la direction de David Bloom pour la Banque mondiale, le manque de fonds et l’instabilité politique dans certains pays d’Afrique, affaiblissent le fonctionnement du secteur de l’instruction publique, source de mécontentement des étudiants de nombreuses universités africaines.(apic/misna/thk)



