Elles réclament la mise en oeuvre du Protocole de Maputo
Afrique: Journée de la femme africaine: les OGN montent au créneau
N’djamena, 30 juillet 2008 (Apic) Les femmes africaines lance un appel en faveur de la ratification et de la mis en oeuvre du Protocole de Maputo.
Sous le titre «Violence contre les femmes en Afrique: de la discrimination à l’impunité», une trentaine d’ONG qui oeuvrent aussi en Afrique rappellent que la Journée de la femme africaine (JFA), le 31 juillet, représente une occasion importante de rappeler que la violence fondée sur le genre est l’une des plus graves et des plus répandues violations des droits fondamentaux des femmes, notamment à travers le continent africain.
A la fois source et facteur aggravant des conséquences de ce type de violence, la discrimination à l’égard des femmes africaines contribue à entretenir l’impunité qui entoure trop souvent la violence dont elles sont victimes, écrivent ces ONG dans un communiqué publié à la veille de cette journée.
Appel à ratifier le Protocole de Maputo
Les organisations signataires appellent les Etats africains qui ne l’ont pas encore fait à ratifier le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux droits des femmes (Protocole de Maputo), à harmoniser les lois nationales avec ce dernier, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la violence contre les femmes en s’attaquant au contexte général favorisant de telles violations et perpétuant la marginalisation dont elles sont victimes notamment dans leur accès à la justice.
Dans ce cadre, les organisations signataires veulent interpeller les Etats africains sur la nécessité de s’attaquer au contexte général porteur de discriminations qui favorise de telles violences contre les femmes, le plus souvent de nature sexuelle, perpétrées tant par l’Etat qu’au sein de la communauté ou dans la sphère privée. Selon ces ONG, la discrimination qui pèse sur les femmes dès leur plus jeune âge est reflétée dans bon nombre de lois et normes coutumières qui doivent être mises en conformité avec le droit international et les constitutions nationales.
Vecteur de violence
Pour les signataires de l’appel, ce contexte général de discrimination est non seulement vecteur de violence contre les femmes mais a aussi un impact direct sur leur accès à la justice et leur droit à un recours effectif. Ainsi, dans bon nombre d’Etats africains, l’impunité sur des cas de violence contre les femmes demeure, non pas du fait du manque de cadre juridique mais bien d’un manque de volonté politique. «Cette réalité est illustrée par les cas trop nombreux de femmes qui sous la pression, voire la menace, de la famille ou des agents chargés de l’application des lois, abandonnent les poursuites contre leurs agresseurs». COM
Encadré
Une volonté continentale
La JFA est née de la volonté des femmes du continent Africain de s’unir en une organisation continentale au sein de laquelle elles pourraient être représentées valablement au niveau international. C’est ainsi qu’à Dar-Es-salam en Tanzanie, lors de L’assemblée constitutive du 27 au 31 juillet 1962, il a été créé la Conférence des femmes africaines. C’est sous l’égide de cette institution devenue Organisation panafricaine des femmes en 1974, que se célèbre, le 31 juillet de chaque année, la Journée de la femme africaine. PR
(apic/com/pr)



