Le défi de la construction du sanctuaire Saint-Paul à Dakar

Afrique: L’Eglise catholique doit subvenir à ses propre besoins

DAKAR, 30 janvier 2006 (Apic) L’Eglise catholique d’Afrique a un défi à relever: «Celui de la mission qui est aujourd’hui d’entreprendre et de se soutenir par elle-même», a déclaré un prêtre mariste togolais, Edmond Atsu Dete, secrétaire exécutif d’un projet de l’Eglise sénégalaise de construction du sanctuaire Saint-Paul à Grand-Yoff, Dakar.

Edmond Atsu Dete, secrétaire exécutif d’un projet de l’Eglise sénégalaise de construction du sanctuaire Saint-Paul à Grand-Yoff est en mission au diocèse de Dakar. Grand-Yoff, quartier populaire de 170’000 habitants au nord de Dakar est le siège de cette nouvelle église. «Jusqu’à présent les moyens de promouvoir la mission, qui est la force de vitalité de l’Eglise catholique, sont concentrés au nord», a-t-il rappelé. «Or, l’Eglise perd des fidèles, alors que ses moyens de promotion dépendent du nombre, puisque ce sont les fidèles qui fournissent les moyens d’action».

«Maintenant que l’Eglise se déplace vers le Sud du Sénégal, où nous nous trouvons, il faut que les responsables de l’Eglise catholique de cette région arrivent à donner à la communauté un pouvoir de croissance afin d’entretenir la flamme de la mission et la dynamique de sa vitalité» a-t-il ajouté.

En réponse à une question sur la percée des nombreuses sectes en Afrique, l’abbé Atsu Dete a estimé que l’Eglise catholique ne doit pas en avoir peur. Au contraire, il faut que celles-ci ramènent les gens à l’essentiel, l’approfondissement de leur foi en Jésus Christ. «Sinon leur quête risque de se laisser envahir par de grandes inquiétudes liées à la survie au quotidien», a encore indiqué le prélat mariste de 43 ans. «Une démarche d’accueil que nous, catholiques, portons profondément comme valeur» a ajouté le prélat. (apic/Ibc/cm)

30 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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