L’Afrique occidentale en tête, faute de structures sanitaires

Afrique: Mortalité infantile

Monrovia, 21 mai 2006 (Apic) Sur dix pays du monde possédant le plus haut taux de mortalité infantile, six sont situés en Afrique occidentale. La majeure partie de la population dans les zones rurales n’a pas accès aux structures sanitaires.

Selon l’Agence Fides à Rome, presque tous les Etats de l’Afrique occidentale ont un taux élevé de mortalité infantile due à des motifs sociaux, économiques, et politiques. La majeure partie des décès est la conséquence directe de pneumonies, diarrhées, rougeole, malaria et malnutrition, maladies qui pourraient être évitées.

Au Liberia, le nombre de grossesses parmi les adolescentes est croissant. Beaucoup d’adolescentes ont des enfants avant 18 ans. Faute de soins adaptés pour elles et pour leurs nouveaux-nés, certains enfants meurent à la naissance, tandis que d’autres n’atteignent pas leur cinquième année, à cause du manque de pratiques convenables pour la maternité. Quelques-unes de ces adolescentes sont trop jeunes pour avoir des enfants: la majeure partie sont seules, sans possibilité de gagner leur vie et privées des moyens de subsistance nécessaire pour prendre soin d’elles-mêmes et de leurs enfants.

Le conflit, qui a ébranlé le pays jusqu’à l’année 2003, a compromis la possibilité de survie infantile, en portant préjudice à la fourniture des services de base, essentiels pour la santé des enfants.

Le nombre élevé de personnes qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté provoque l’augmentation de la mortalité infantile. En vivant avec moins d’un dollar par jour, la plus grande partie des femmes enceintes réussissent difficilement à s’alimenter convenablement, les plus fortunées pouvant se permettre un seul repas par jour. Le manque de nourriture pendant la grossesse et pendant la première période de vie de l’enfant, en plus de réduire la quantité de lait maternel, est cause de décès.

Problème d’eau

Toujours selon Fides, la majeure partie de la population dans les zones rurales n’a pas accès aux structures sanitaires. Certaines mères et femmes enceintes pour recevoir des soins doivent marcher longtemps sur des chaussées déformées. Avant d’arriver aux structures sanitaires, la mort surgit parfois, pour la mère, pour l’enfant, ou pour les deux. A cause des structures sanitaires très insuffisantes dans ces zones, l’usage de systèmes obstétriques obsolètes, avec des instruments souvent non stérilisés provoque des décès supplémentaires, augmente. A cela s’ajoute le manque de médicaments essentiels dans la majeure partie des structures sanitaires publiques.

L’émigration rapide des zones rurales aux zones urbaines, provoquée par la guerre, a surpeuplé Monrovia, la capitale. Malgré la fin des hostilités, une grande partie des habitants ruraux doit encore retourner chez eux. Sans système d’égout fonctionnant, l’hygiène aussi est défaillante : bains et installations pour l’eau potables ne sont pas convenables, et les ordures sont déposées dans les rues.

L’eau stagnante et pleine de détritus favorise la reproduction des moustiques, et les enfants attrapent la malaria par les piqûres de cet insecte. Avec les conséquences que l’on sait. La majeure partie de la communauté ne pouvant se permettre d’avoir des moustiquaires. (apic/fides/pr)

21 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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