Aimer aussi ceux qui le méritent pas

Rome: Une société plus juste passe nécessairement par la «conversion» de tous

Rome, 18 février 2010 (Apic) Au cours de la messe qu’il a célébrée au premier jour du Carême, le Mercredi des Cendres 17 février 2010, Benoît XVI a estimé que «la conversion personnelle et communautaire» était la «seule voie non illusoire pour former une société plus juste». Dans l’homélie qu’il prononçait dans la basilique Sainte-Sabine, sur la colline romaine de l’Aventin, le pape a aussi souligné que la «grâce» de l’amitié avec Dieu permettait aux hommes «d’aimer aussi ceux qui ne le méritent pas».

En début de Carême, «nouveau chemin de renouvellement spirituel», Benoît XVI a ainsi jugé que «la conversion personnelle et communautaire» constituait la «seule voie non illusoire pour former une société plus juste, où chacun peut avoir le nécessaire pour vivre selon la dignité humaine». «Confessons donc sincèrement nos péchés, a alors lancé le souverain pontife, convertissons-nous à Dieu avec tout notre cœur et laissons-nous réconcilier avec lui». C’est seulement ainsi, à ses yeux, qu’il sera possible de «témoigner de la justice en toute humilité» et «aider la communauté humaine à progresser selon la charité dans la vérité».

Dans son homélie, Benoît XVI a également souligné que, «de nos jours, aussi, l’humanité (avait) besoin d’espérer en un monde plus juste, de croire que cela est possible, malgré les déceptions venant des expériences quotidiennes».

Prévenant par ailleurs que la pénitence «n’a de valeur aux yeux de Dieu» que lorsqu’elle provient «de cœurs sincèrement repentis», Benoît XVI a soutenu que «la véritable récompense n’est pas l’admiration des autres, mais l’amitié avec Dieu et la grâce qui en dérive». Cette grâce, selon le pape, donne aux hommes la «force d’accomplir le bien, d’aimer aussi ceux qui ne le méritent pas, de pardonner à ceux qui nous ont offensés».

Comme chaque année, Benoît XVI s’est rendu en milieu d’après-midi à l’église Saint-Anselme, sur la colline de l’Aventin, où il a présidé une brève prière avant de se rendre en procession jusqu’à la basilique de Sainte-Sabine, accompagné de plusieurs cardinaux et prélats, de moines bénédictins et de pères dominicains.

Au terme de la procession, le pape a présidé la célébration eucharistique au cours de laquelle il a imposé les cendres aux cardinaux, aux évêques et à ses plus proches collaborateurs.

Le temps de préparation à la fête de Pâques, le Carême, dure 40 jours. Dans l’Eglise catholique, ce temps liturgique est vécu dans la prière, le jeûne et le partage. Le jeûne, qui consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle, est demandé par l’Eglise certains jours de Carême, en particulier le Mercredi des Cendres et le Vendredi saint, dernier vendredi avant Pâques. (apic/imédia/cp/js)

18 février 2010 | 07:35
par webmaster@kath.ch
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