Rios Montt a pris le pouvoir lors du coup d’Etat de 1982 et a dirigé le pays pendant 17 mois avant d’être renversé par un autre groupe d’officiers. Le rapport catholique de 1998 et le rapport de la Commission des Nations Unies de 1999 ont tous deux souligné que son mandat avait été marqué par des massacres dans les villages autochtones et des violations généralisées des droits de la personne humaine dans le pays.
Alfonso Portillo veut se distancer de Rios Montt
Voulant sans doute montrer qu’il n’était pas la marionnette de Rios Montt, Alfonso Portillo a déclaré lors de son discours que les recommandations des rapports de l’Eglise catholique et des Nations Unies deviendraient des engagements pour le gouvernement et l’Etat.
«C’est un engagement sans précédent qui, s’il est tenu, signifie que des officiers de haut rang pourraient être jugés et emprisonnés», a fait remarquer Denis Smith, collaborateur de l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis en mission au Guatemala.
Alfonso Portillo, ancien professeur d’université qui se dit un grand admirateur d’Ernesto Che Guevara, a obtenu 68 % des voix lors des élections du 26 décembre. Dans son allocution, il aussi annoncé qu’il avait transmis au Congrès une législation permettant de démanteler la garde d’élite présidentielle que l’on rend responsable des disparitions et des assassinats durant la guerre. Il a aussi déclaré qu’il préconiserait des réformes qui lui permettraient de nommer un civil comme ministre de la Défense. (apic/eni/ba)




